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Les trois « indispensables » pour séduire un business angel

, par christophe

Vous cherchez de l’argent pour votre entreprise ? Les business angels sont là pour vous aider ! Mais à certaines conditions. En effet, vous devez...

1 - Avoir déjà trouvé des fonds… ailleurs

« Il faut d’abord que la société qui sollicite des fonds soit constituée  », remarque Julien Dubois, membre associé de Investessor, l’une des structures de business angels de l’Ile-de-France, et la première à s’être organisée, en 1998. Pas question, donc, de demander de l’aide sur une simple idée. Et mieux vaut avoir déjà obtenu du financement par ailleurs. «  Signe que l’entrepreneur est débrouillard et le concept déjà validé  », déclare Julien Dubois. De quoi donner confiance. Prêts d’honneur, subventions : tout est donc bon pour se lancer. Enfin, mieux vaut avoir un chiffre d’affaires. Autrement dit, l’idée qui sous-tend la PME doit déjà avoir rencontré son marché... « Celui qui nous sollicite doit montrer une vraie connaissance de ses clients et nous dire comment il se différencie de la concurrence », résume Florence Richardson, co-présidente de Femmes Business Angels, le seul groupe de femmes à se consacrer à cette activité en France.

2 - Etre un vrai leader... mais pas seulement

« Nous devons être convaincus à 100 %, mais le porteur du projet, doit, lui, être convaincu à 1 000 % ! », poursuit cette dernière. Autant dire que la personnalité et le charisme sont autant d’éléments clés. De même que l’équipe dans son ensemble. «  Nous apprécions un leader, mais il doit être bien entouré  », relève ainsi Julien Dubois. Une personne seule, enfermée dans son idée, aura plus de mal à convaincre... «  90 % de la conclusion de l’aide se joue sur le dirigeant et son équipe », confirme Florence Richardson. Projet de vie entrepreneuriale et association de compétences : voilà ce qu’analysent les angels. Mais ce n’est pas tout ! Il vous faut également détailler vos propres attentes. De fait, au delà de son argent, un angel met à votre disposition ses conseils, son expertise, son carnet d’adresse. Un bon « fit » est indispensable. « Le porteur de projet doit nous montrer comment il optimisera le groupe d’actionnaires et organisera la gouvernance  », rappelle ainsi Florence Richardson.

3 - Avoir un projet séduisant pour l’entrée d’un business angel… mais aussi pour sa sortie

Innovation et potentiel sont des maîtres mots pour les business angels. «  Il faut que le projet ait une bonne dose d’innovation, confirme Florence Richardson. Cela peut être de la tech, mais aussi de l’innovation marketing ou commerciale. Et bien sûr, nous devons voir le potentiel. » «  Un magasin de vêtements pourra être sympa, mais le potentiel forcément limité  », ajoute Julien Dubois. Un potentiel qui doit de plus courir sur plusieurs années. Lors de votre présentation, vous devez pouvoir vous projeter à cinq ans au moins, et détailler les perspectives d’auto-financement de l’entreprise. Et, toujours aussi crucial, vous devez avoir un plan de sortie du business angel. Quelle serait la valorisation de ses parts ? Quelle serait la dilution de l’actionnariat, en cas d’appel à des financeurs à moyen terme ? Car comme le rappelle Julien Dubois, « les business angels veulent pouvoir multiplier les gains par 10 ou 20 ou 30 par rapport à la mise de départ. »

* Selon les chiffres de l’association nationale France Angels, sur les quelque 6 000 dossiers présentés chaque année auprès des réseaux de business angels, seulement 3 % d’entre eux sont financés, à l’issue d’une première sélection sur dossiers, puis du fameux « elevator pitch » et enfin, d’une présentation plus approfondie devant les business angels.

** Les réseaux de business angels se sont multipliés ces dernières années. Au total, il en existe 82 aujourd’hui en France, soit 4292 particuliers investisseurs, selon France Angels, leur fédération. En 2013, ils ont investi 41 millions d’euros (contre 44,5 millions d’euros en 2011) auprès de 370 start-up de tous les secteurs, pour un montant global de financement de 120 millions d’euros grâce à l’effet de levier provoqué auprès d’autres investisseurs.

***En 2014, le nombre de business angels membres des réseaux fédérés par France Angels est en légère augmentation avec 4 442 investisseurs individuels (soit +3,5 % par rapport à 2013). Ce chiffre confirme les résultats du Baromètre France Angels/BFM Business des business angels de janvier 2015, qui indiquait un intérêt grandissant pour le financement et l’accompagnement des star-tup. A noter la forte progression des femmes investisseuses, dont la part a atteint 11 % l’année passée (contre 7 % en 2013).

http://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Les-trois-indispensables-pour-seduire-un-business-angel-14297


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