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Le Français, c’est l’avenir

, par christopheFrançoise Scutca

La France et l’Allemagne sont au coeur de l’EU 2017. Sans ces deux pays rien n’est possible, ce sont le moteur et l’aimant. c’est pourquoi les allemands doivent connaître le français et les français l’allemand. Il s’agit ni plus ni moins qu’un sentiment d’appartenance européen.


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Französisch Ist die Zukunft
Von Florentine Fritzen
Article du journal "Franffurter Allgemeine" le 21 mai 2017


Les enfants Allemands entonnent "head and shoulders, knees and toes". En chantant ils montrent leur tête, leurs épaules, leurs genoux et leurs orteils et s’enthousiasment comme peuvent le faire des enfants de 7 ans. Cours d’anglais, deuxième classe (CE1 ndla) Super !!! presque tous les enfants apprennent aujourd’hui une langue étrangère dès l’école primaire. A vrai dire presque toujours la même : Anglais. (L’année dernière environ 1,7 millions d’écoliers de l ’école primaire ) . Pour le Français ce n’était que 100 000 élèves parmi lesquels un dixième n’habitait pas dans une région frontalière Bade Wurtemberg, Rhénanie Palatinat et Sarre. La plupart des autres apprennent le français plus tard comme deuxième langue. Concernant ces deniers ils apprennent moins de chansons et plus de grammaire. Dans le supérieur beaucoup abandonnent.


Cette tendance doit s’inverser car le Français est, depuis le Brexit, plus important que jamais pour nous autres les allemands mais aussi pour les européens. La France et l’Allemagne sont au coeur de l’EU 2017. Sans ces deux pays rien n’est possible, ce sont le moteur et l’aimant. c’est pourquoi les allemands doivent connaître le français et les français l’allemand. Il s’agit ni plus ni moins qu’un sentiment d’appartenance européen.

Emmanuel Macron a compris cela. Dans son discours de présentation auprès de la chancelière allemande Merkel le nouveau président français a annoncé qu’il réintroduirait les classes bilingues dans son pays - son prédécesseur Hollande les avait supprimées. En Allemagne aussi il y a des classes bilingues. Les élèves ont non seulement beaucoup de cours de français mais aussi au moins une matière que le prof enseigne en français par exemple l’histoire ou la biologie. Cela sert à la compréhension de la culture mais aide aussi plus tard, de façon pratique, dans la vie professionnelle. Que Macron soit maintenant à la tête du pays voisin cela donne des ailes aux commissions d’experts allemands qui veulent, avec leurs homologues français, renforcer le "franco-allemand" dans les échanges linguistiques et culturels. Dans l’administration on veut profiter de ce moment historique pour promouvoir le français dans les écoles. Mais même si Marine Le Pen avait gagné les élections la publicité pour l’apprentissage du français serait importante. Il s’agit de renforcer l’idée européenne lorsque on brigue un poste à Bruxelles où, traditionnellement, on parle déjà beaucoup français à l’heure actuelle et sans doute encore davantage dans le futur - depuis le Brexit, le président de la commission, Juncker, ne parle plus seulement anglais au parlement mais aussi moitié français moitié allemand. C’est valable pour les métiers dans l’administration de l’UE mais avant tout pour ceux dans les entreprises privées. La collaboration plus étroite sur le plan politique aura comme conséquence le renforcement des échanges économiques.

C’est pourquoi il est important de regarder les écoles professionnelles, écoles où malheureusement le français est peu enseigné. Seuls 70 000 étudiants de ces écoles l’ont appris l’année dernière ; 20 fois plus apprenaient l’anglais et presque deux fois plus l’espagnol. Cela ne doit pas continuer. Le mieux serait - même si c’est difficile - de changer les programmes. Tant que ça ne se produira pas, les professeurs et les élèves devront être bombardés avec plus d’offres de cours de français.

Il ne s’agit pas de réduire les cours d’anglais ou de les limiter, ce serait stupide ! trop de textes, de films, de chansons sont dans la langue des britanniques, des américains, des citoyens du monde. Mais qui dit multilinguisme ne dit pas choix ! le français doit être renforcé : chez les plus jeunes afin qu’ils puissent de bonne heure s’imprégner et aimer apprendre, chez les moyens qui apprennent le français dans le secondaire mais souvent sans plaisir. Ils trouvent cette langue difficile et elle est de plus en plus en concurrence avec l’espagnol, le russe, le chinois c’est pourquoi beaucoup laissent tomber dès qu’ils peuvent.

Il faut donc revaloriser l’image du français dans toutes les écoles avec une offre de programmes concurrentiels, de certificats, d’examens plus vivants. Les écoles, les politiciens et les parents doivent contribuer à cela. Des arguments il y en a assez : connaître le français pour une Europe Nouvelle, un monde libre, une pensée libre. Le Français sert aussi l’ambition d’avoir des bons jobs bien payés. Pour sauver le monde les échanges sont nécessaires ...