Communauté d’Agglomération issue de la fusion entre la CC du Bassin de Bologne, Vignory et Froncles, la CC du Bassin Nogentais et la CA de Chaumont. Les trois intercommunalités présentent les mêmes bassins d’emploi, de vie et de santé. Cette fusion au 01 janvier 2017 assure un équilibre territorial au sein de la Haute-Marne tout en permettant à la nouvelle CA d’exister également à l’échelle de la nouvelle région, avec une population de 46 000 habitants.

 

Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne

, par christophe

Anne-Marie Nédélec s’est appuyée sur les PME locales pour créer un « campus haut-marnais » et accueillir les élèves ingénieur en alternance sur l’antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT).

Louise, 20 ans, ne pouvait rêver mieux.

Cette fille d’agriculteurs de Haute-Saône suit un cursus d’ingénieur en alternance à seulement une centaine de kilomètres de l’exploitation familiale, à Nogent, en Haute-Marne. Depuis 2011, cette commune de 4 000 habitants accueille une antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT), classée parmi les dix meilleures écoles d’ingénieurs françaises. Encore mieux : une fois son diplôme obtenu, Louise est sûre de décrocher un CDI dans l’entreprise où elle est actuellement en apprentissage : Forgex, une forge nogentaise qui fabrique des pièces pour les industries aéronautiques, ferroviaires et agricoles.

Le secret d’un tel parcours au cœur du département rural de la Haute-Marne, souvent cité comme une terre en déshérence ?

L’action d’Anne-Marie Nédélec, 64 ans, maire de Nogent depuis 2008.

«  Je ne voulais pas, dit-elle, que la ville et ses environs ne soient qu’une réserve pour citadins en mal d’oxygène. » L’ancienne professeure d’histoire-géo a donc misé à fond sur un savoir-faire ancestral qui, lié dès le XIXe siècle au travail des métaux et notamment à la coutellerie, a conduit au développement d’un tissu industriel spécialisé dans la métallurgie.

Anne-Marie Nédélec s’est d’abord appuyée sur les PME locales, en mal de main-d’œuvre qualifiée, à l’instar de Marle, la plus grande forge de prothèses médicales d’Europe .

Puis elle s’est démenée comme une forcenée pour obtenir l’agrément auprès des experts de la Commission des titres d’ingénieur, un organisme indépendant. Ce sésame est nécessaire à l’ouverture d’une école reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur. Elle a aussi bataillé pour multiplier, dans sa cité qui n’avait jusque-là jamais reçu d’étudiants, des lieux d’accueil pour ces élèves. Pavillons d’une ancienne maison de retraite reconvertis en logements, construction d’un immeuble en centre-ville avec l’aide d’un bailleur social, location de chambres chez l’habitat, mise à disposition d’équipements sportifs après les cours…Une centaine de jeunes de toute la France ont fini par débarquer à Nogent, où ils étudient dans des locaux modernes équipés de labos dernier cri.

Anne-Marie Nédélec veut maintenant augmenter les effectifs d’élèves ingénieurs. Pour ce faire, elle invite élus de la Région, chercheurs et industriels à découvrir son « campus haut-marnais », symbole de vitalité au pays des forêts.

Estelle Couvercelle @Estelle_Co
Journaliste pour l’hebdo Pèlerin (Bayard Presse).

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Anne-Marie Nédélec - Maire de Nogent - entourée des étudiants de l’antenne de l’UTT à Nogent en Haute-Marne dans la revue Pelerin Magazine n° 7042

Anne-Marie NEDELEC témoigne dans le dernier numéro de Pelerin Magazine

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“Les Maires Courage” dans la revue Pelerin Magazine n° 7042

Ingénieur "Matériaux et Mécanique"

Cette formation en alternance (apprentissage ou formation continue) en trois ans prépare l’ingénieur à pouvoir identifier les nouveaux matériaux et pouvoir mettre en œuvre des procédés de fabrication adaptés au système de production de l’entreprise.

L’ingénieur MM (ex-PMOM) répond à cette exigence par sa polyvalence ; il est proche des équipes de terrain, capable d’apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins des clients de son entreprise et à ses contraintes technologiques et industrielles.

La formation aboutit au diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique », approuvée le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, renouvelée le 08/12/2015.

L’antenne de Nogent en Haute-Marne

L’antenne de Nogent de l’UTT c’est : 2 000m² de locaux, 2 formations de l’UTT délocalisées (LP M2-C et formation ingénieur par apprentissage MM), 1 laboratoire de recherche commun avec le CEA (NICCI). Une dizaine de permanents de l’UTT, en plus de la venue d’enseignants-chercheurs de Troyes pour les enseignements.

Frédéric SANCHETTE, Directeur de l’antenne de l’UTT de Nogent et Responsable de la formation MM :

"L’installation de l’UTT au cœur du bassin industriel haut-marnais constitue un challenge ambitieux et passionnant pour tous les acteurs institutionnels et industriels locaux.Tous restent mobilisés afin d’accueillir les apprentis-ingénieurs dans les meilleures conditions avec des infrastructures exceptionnelles. Depuis 2014, 37 ingénieurs de la branche Matériaux et Mécanique ont été diplômés. Ils ont trouvé rapidement un emploi, dont 50% au sein de l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur apprentissage. Le modèle UTT associé à l’apprentissage est donc un succès !

La formation est maintenant adossée à un Laboratoire de Recherche Commun avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives. Les apprentis-ingénieurs bénéficient d’un environnement équivalent à celui des étudiants en formation initiale à Troyes… en ayant la chance d’acquérir une précieuse expérience professionnelle via l’apprentissage."


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.

 

Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"

, par christophe

Madame Anne-Marie Nédélec est Maire de Nogent, Vice présidente de l’ Agglo chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et première vice-présidente du Conseil Départemental de la Haute-Marne. Jamais encartée, toujours sollicitée, Madame le maire de Nogent pourrait s’appuyer sur son bilan et la réussite du Pôle techno pour envisager de monter sur la plus haute marche du Conseil départemental.

Le JHM : Quelle enfance avec-vous connue ?

Anne-Marie Nédélec : Je suis née à Nogent. J’y ai mes racines. Les grands-parents gagnaient leur vie dans la coutellerie. Papa a été longtemps artisan polisseur, ouvrier à domicile. Conseiller municipal aussi, et très engagé dans la vie associative locale. Mon enfance fut celle, classique, d’une fille d’ouvrier avec des valeurs. Je me souviens : si je ramenais une mauvaise note à la maison, mon père, qui souhaitait que ses filles soient fonctionnaires, me fustigeait : "Tu finiras les mains dans l’huile". J’ai donc été élevée dans des valeurs fortes : l’école, la politesse, le respect. C’était l’époque où une bêtise à l’école se traduisait par une remontée de bretelles à la maison. Les fins de mois étaient difficiles, certes, mais mes parents faisaient avec les moyens dont ils disposaient. On ne partait pas en vacances à la mer. On n’avait pas de voitures. C’était le cas de beaucoup et n’y avait aucune frustration.

Le JHM : Le monde du travail a marqué votre famille...

A.-M. N. : Un drame nous a marqué durablement : l’accident de mon pére, à l’usine, à un mois de la retraite. Il a été sévèrement brûlé.

Le JHM : Quelle élève étiez-vous ?

A.-M. N. : Plutôt bonne élève. J’ai été trés tôt attirée par l’enseignement. Je suis devenue professeur d’histoire-géo et le hasard m’a conduite vers le privé, à Oudinot. J’y ai effectué toute ma carrière, et j’y ai rencontré de belles personnes. Mon époux travaillait aux Forges de Courcelles. Nous avons élevé ainsi nos deux enfants.

"Je n’aime pas les consignes de vote. Mais cala ne m’empêche pas d’avoir des convictions."

Le JHM : Quand avez-vous trouvé le temps de vous engager dans la vie politique ?

A.-M. N. : En 1989, on vient me chercher pour être conseillère municipale sur la liste de Robert Henry. C’est la première fois. Ce ne sera pas la dernière. Puis Michel Brocard, élu maire en 1995, me confie les finances et le poste de premier adjoint, fonction que j’occuperai pendant ses deux mandats. Mais en 2008, le choix de Michel Brocard de ne pas se représenter me désarçonne. Je n’avais jamais rien demandé ni convoité ; je n’avais pas de plan de carrière. J’ai fini par accepter, en inscrivant ma démarche dans une ligné, comme une succession. Les Nogentais nous ont fait confiance et je me suis retrouvée maire de Nogent !

Le JHM : Appartenez-vous à un parti ?

A.-M. N. : Non. Je n’aime pas les consignes de vote. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir des convictions, ni d’être entrée au Conseil général, puis restée au Conseil départemental.

Le JHM : Vous êtes cataloguée comme connaissant bien le monde de l’entreprise...

A.-M. N. : Nogentaise, fille d’ouvrier, femme de "forgeron", forcément, je connais un peu cet univers. Je l’apprécie et le respecte.

Le JHM : Davantage que nombre de vos collègues ?

A.-M. N. : (...) (Silence)

On n’est pas qu’un territoire de tourisme vert !

Le JHM : On dit que vous possédez une véritable vision du territoire...

A.-M. N. : De par ma position, j’ai sans doute une vision qui dépasse Nogent. Ce sont des personnes extérieures à la Haute-Marne qui m’ont fait prendre conscience qu’on n’avait pas à avoir honte de nous. Au contraire.

Le JHM : Qui par exemple ?

A.-M. N. : Jean-Loïc Carré, parmi d’autres. Je l’écoutais. Il avait raison. On ne s’était jamais vus comme il nous révélait.

Le JHM : Cela nous amène à parler du Pôle techno ...

A.-M. N. : Je suis fière de cette réussite collective. C’est pour des défis comme ça que je continue. C’est la preuve qu’envers et contre tout, il y a des choses possibles. Je sais ce que je lui dois à Bruno Sido. Je lui sais gré d’avoir insisté pour que ça se passe à Nogent. Aujourd’hui, j’associe à cette réussite le couple Sanchette.

Le JHM : Que peut-on citer spontanément pour évoquer la réussite de ce projet ?

A.-M. N. : Par exemple les étudiants. Qui l’aurait cru il y a quinze ans ? Ils sont pourtant bien là, parfaitement intégrés, souvent brillants, avec du travail dans les entreprises du territoire.

Le JHM : Pourquoi cela fonctionne-t-il si bien ?

A.-M. N. : Parce que les gens qui pilotent ce projet s’investissent ; ils ont de vraies exigences. Cela correspond aussi aux besoins de notre territoire. La meilleure des réussites, c’est l’intégration que l’on constate derrière.

Le JHM : On peut donc réussir en Haute-Marne ?

A.-M. N. : Oui, on a aussi des atouts ; on peut étudier ici, travailler ici, vivre ici. Mais il ne faut pas seulement vouloir retenir les jeunes Haut-Marnais. Aujourd’hui, les gens bougent ; c’est normal. Il y en a qui partent. A nous de convaincre d’autres de venir.

Le JHM : La démographie ne joue pas en notre faveur.

A.-M. N. : C’est là mon défi, mon challenge, mon projet absolu. Inverser la courbe et convaincre qu’on n’est pas qu’un territoire de tourisme vert !

Le JHM : On cite votre nom pour succéder à Bruno Sido, si...

A.-M. N. : Il nous a dit qu’il hésitait sur son avenir ; j’ai un peu de mal à le croire. J’ai certes des propositions mais je ne suis pas prête à tout accepter. Il faut prendre en compte et respecter les gens qui, par leur vote, m’ont fait largement confiance. J’ai été élevée ainsi.

Le JHM : Quelle question aimeriez-vous vous voir poser ?

A.-M. N. : Qu’auriez-vous à dire au futur président de la République ? Parce que j’en aurais, à lui dire. Sur la réforme territoriale, par exemple. On nous a imposé trop de réformes à effet immédiat. On ne pourra pas continuer à travailler ainsi. Les choses se font au mépris des règles démocratiques (par exemple sur les fusions) et au mépris des règles sur la représentativité. Quelle part d’initiative va-t-on laisser aux élus et aux territoires ?
Je lui parlerais aussi des normes. Est-ce que quelqu’un va enfin se réveiller ? Les normes vont faire mourir le peu qui nous restait. Je songe par exemple aux normes de sécurité et d’accessibilité qui, appliquées sans aucun discernement, accélèrent la fermeture des commerces alors qu’on se bat pour préserver l’attractivité des bourgs-centres ! Aujourd’hui, ces normes appliquées à l’habitat social font augmenter les loyers : plus de 2 millions d’euros sur un an engloutis juste en diagnostic !
Alors laissez-nous respirer certes, mais...
Soyez plus inspirés pour corriger ce qui doit l’être !

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Supplément du Journal de la Haute-Marne - Dimanche 26 février 2017 en page 4

Propos recueillis par Dominique Piot.


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.

 

Agglo de Chaumont : la nouvelle donne

, par christophe

Les acteurs économiques de la nouvelle Agglo n’ont pas attendu la fusion au 01 janvier 2017 pour anticiper et intégrer la nouvelle donne dans leur stratégie. 2017 sera une année charnière pour l’économie (industrie, commerce) du tout nouveau territoire. Nogent, apporte son tissu industriel qui tutoie l’avenir du regard…

(JHM du 10 janvier 2017 - Dominique Piot)

Chaumont-Nogent : la mariée est bien belle

Il est des exemples où l’économie défie les frontières administratives. Elle fait peu de cas des cartes. Le réel est têtu : les entreprises d’Ancerville (Meuse) se sentent souvent bragardes. Celles de Sarrey (arrondissement de Langres) se sentent bien nogentaises.

Il est d’autres cas où la redistribution des cartes administratives fait bouger les lignes économiques. Voilà quelques jours, l’interco. de Chaumont, Bologne-Vignory-Froncles a fusionné avec le Bassin nogentais. Pour Chaumont et le centre du département en général, économiquement parlant, la chose est tout sauf anecdotique. Nogent, n’est pas que des habitants. On y trouve des grosses entreprises (Forges de Courcelles), des entreprises du médical en pointe (Marle, Lasserteux etc.), mais aussi un Pôle techno, avec sa pépinière, auxquels il faut associer le CRITT MDTS et les étudiants de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent. Économiquement, industriellement, tout cela fait de Nogent un “mot compte double”. Voire triple !

Les acteurs économiques de la nouvelle Agglo n’ont pas attendu cet article pour anticiper et intégrer la nouvelle donne dans leur stratégie 2017. Elle devra s’appuyer sur trois piliers : Lisi, le Complexe aquatique, sportif et culturel et Nogent.

En déménageant ses Forges de Bologne vers Plein’Est, Lisi provoque le chantier de la décennie. On va le voir, les conséquences vont compter.

Le Complexe aquatique, sportif et culturel sera d’abord un chantier avec – qui sait ? – des entreprises locales. Mais on devine déjà que tout le sud de Chaumont va s’en trouver modifié. Les commerces, notamment, gagneront à anticiper.

Quant à Nogent, la mariée est bien belle et le rapprochement Chaumont-Nogentech est déjà en cours.

Commerce
Moulin Neuf : la nature a horreur du vide

En termes de commerce, les compétences de l’agglo et celles des communes peuvent être partagées. On peut imaginer que l’agglo interviendra sur les gros dossiers, sur l’aménagement (ex : le Moulin Neuf) et que les communes se chargeront peut-être plus spécifiquement des commerces de proximité.

De gros dossiers sont ouverts. On va le voir, ils sont souvent liés les uns aux autres. Prenons le Moulin Neuf. La mutation est se poursuit avec l’arrivée de la Foir’Fouille et Gémo qui passerait du vêtement à la chaussure. À immédiate proximité se trouvent les abattoirs qui pourraient bien quitter le site. Ce faisant, ils libéreraient 1,3 ha… De quoi créer ou déménager un magasin de bricolage qui serait déjà à proximité, mais un peu (beaucoup) à l’étroit. De quoi aussi séduire un Décathlon ou une autre enseigne de sport : des études révèlent qu’il y aurait un potentiel de chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros sur le sport à Chaumont ; certains imaginent même déjà une orientation chasse-pêche-outdoor fort opportune. En sports, il n’y a pas que Décathlon…

En bricolage, il n’y a pas que le Monsieur du même nom. Ce qui est sûr, c’est qu’il existe un vrai marché potentiel à Chaumont. Juan Moralès le sait plus que quiconque. Son projet de Brico Leclerc, retoqué notamment parce qu’il prévoyait un sous-sol en zone inondable, pourrait revenir – va revenir – en tenant compte des caprices de la Marne. Et si Monsieur Bricolage déménage, il y aura aussi de la surface à occuper : contrairement à la Vendue, dans cette zone, la nature a horreur du vide.

Chaumont sud : l’effet Buffalo

L’avenue de la République et ses proches environs constituent certainement la zone de Chaumont qui va évoluer le plus cette année. L’arrivée du Buffalo Grill sera suivie de quelques autres. On parle beaucoup d’un restaurateur du même type, mais spécialisé dans le poulet, pour s’installer à immédiate proximité, toujours sur le quartier Foch ; le même quartier qui va accueillir l’Aldi qui se trouve Village Lafayette.

Prenez un plan de Chaumont : on est près, tout près du défunt Bricomarché qui va accueillir plusieurs cellules commerciales. On peut faire confiance à Amador Sanchez pour que les choses avancent vite. Le bâtiment est déjà mis à nu. L’avenue de la République devient un axe offrant bien des attraits pour les 18 000 véhicules qui l’empruntent chaque jour.

Ce quartier-là en jouxte un autre, qui verra bientôt sortir de terre le fameux Palestra, alias complexe aquatique et multi-activité. Avec ou sans CVB, mais surtout avec, on peut imaginer qu’il attire du monde. Cela créera des opportunités.

Quid, dans ce contexte, de la verrue Viralu dont l’emplacement revalorisé va pouvoir susciter de nouvelles convoitises ? De toute évidence, c’est là que Chaumont bouge le plus.

Cette effervescence économique des quartiers sud de Chaumont ne saurait-elle léser LE projet emblématique de la Vendue ? Tout ce qui s’installera avenue de la République en 2017 n’ira pas aux portes de Chaumont. Alors qui ?

Chantiers : du grain à moudre

Lisi, qui va déménager ses forges à l’entrée de Chaumont, a tout changé. Sur place, les travaux de l’agglo pour le dévoiement des réseaux et la mise à plat des 10 hectares seront terminés avant l’été. Les “choses sérieuses” pourront commencer. Avec quelles entreprises ? L’ampleur des travaux désigne plutôt des grands groupes, qui sous-traiteraient des miettes ou davantage aux entreprises haut-marnaises. À moins que les locaux n’aient la bonne idée d’anticiper et de se regrouper pour être retenus par la commission d’appels d’offres.

Rêvons un peu : on imagine en amont, maintenant, une séquence de travail commune FFB-Capeb pour que les entreprises du territoire s’organisent. Après-tout on est en période de vœux et de résolutions ambitieuses… Il faudra bien nourrir et peut-être loger les acteurs de cet énorme chantier, comme ceux, plus modestes, du quartier Foch. Cela aussi, c’est du grain à moudre pour l’économie chaumontaise en 2017 et au-delà.

Lisi fait enfin décoller Plein Est. CMUP suit et quitte la Dame Huguenotte pour des installations plus spacieuses et fonctionnelles sur la nouvelle zone. On connaît au moins un locataire de la pépinière dont la convention arrive à échéance, qui pourrait lui aussi jouer dans la “cour des grands” : son probable futur terrain est déjà identifié.

Nogent, c’est du gagnant/gagnant

Dans le registre économique, se rapprocher formellement de Nogent était la meilleure chose qui pouvait arriver à Chaumont. Incitons les Chaumontais casaniers à égarer leur pas entre Marle et le Pôle techno , sur une zone où l’on devine poindre de nouveaux bâtiments, pour prendre la mesure de ce qui se passe là en croisant des étudiants, des doctorants, certains de trouver du travail au terme de leur formation. C’est cela, Nogent, avec un passé industriel qui tutoie l’avenir du regard… Tout ce qui fait parfois défaut à Chaumont.

L’ancienne agglo souffrait d’un déficit d’immobilier d’entreprises (à part l’ancien Atlas à Brethenay et Viralu à Chaumont). Dans ce registre, il y a du potentiel, à Nogent, valable pour de l’endogène (comme Artifil à Semoutiers) ou de l’exogène. Les Chaumontais de l’agglo ne seront plus seulement présents et polis lors des travaux de Nogentech. Ils ont compris tout l’intérêt pour les entreprises de pérenniser et de développer des formations universitaires et/ou professionnelles. Et si la commune de Sarrey (Chesneau et HMP tout de même !) reste sur le papier écartée de la redistribution des cartes, les liens naturels entre les forgerons du médical et de l’aéronautique d’un côté et les polisseurs de l’autre, surmonteront les pointillés qui les séparent.

Un centre-ville fragilisé

Les crispations exacerbées qui sont apparues lors des animations de fin d’année entre commerçants du centre-ville et élus (entre autres) ne sont que des signes extérieurs d’une tension profonde d’un monde qui ne veut pas disparaître mais ne sait plus à quel saint se vouer. L’absence provisoire d’un manager de commerce n’est qu’un signe de plus du grand désarroi qui habite le secteur. 2017 verra arriver un “manager de ville et de territoire”. On est prié de noter le changement de vocabulaire.

Au centre du centre, l’ancienne galerie Bouchardon demeure privée. La puissance publique doit-elle – peut-elle – acheter, puis raser ? Au centre-ville toujours, des loyers exorbitants sont autant de tue-projets. Certains propriétaires exigent encore des pas-de-porte avant d’entrer. Chaque commerce qui tombe fragilise ceux qui restent. Le chantier est énorme, mais il est déjà dans les têtes, dans les habitudes, dans les certitudes d’un autre âge. En 2017, avec les Chambres, la nouvelle Agglo devra arrêter une stratégie cohérente avec une UCIA plus forte, plus crédible. Sinon…

Au quartier Foch, l’entreprise Cangi a entamé les travaux du futur site de Géco.

Cette société est spécialisée dans le secteur d’activité de l’ingénierie et des études techniques. En 2014, Geco a réalisé un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros.

Le chiffre

47 000

Tel est le nombre d’habitants, répartis dans 64 communes, de la nouvelle Agglo de Chaumont.


2017 sera une année charnière pour l’économie (industrie, commerce) du tout nouveau territoire (JHM du 10 janvier 2017 - Dominique Piot)
http://economie.jhm-blogs.fr/economie/2017/02/09/agglo-de-chaumont-la-nouvelle-donne/


 

Anne-Marie Nédélec : La Haute-Marne se forge un avenir inspirant !

, par christophe

La Haute-Marne est un département où il fait bon vivre, travailler, innover et se développer, au sein d’un environnement à la fois dynamique et protégé. Les explications d’Anne-Marie Nédélec, première vice-présidente du Conseil départemental de Haute-Marne.

Quels sont les principaux facteurs d’attractivité du département, pour y créer ou y développer une entreprise ?

Le premier des atouts est certainement son positionnement géographique stratégique et son excellente desserte autoroutière qui met la Haute-Marne à 2h10 de Paris, à 1h de Dijon et Troyes, à 2h de Reims et Nancy, et à 2h30 de Lyon. Au carrefour de l’Europe, la Haute-Marne est également à 3h de l’Allemagne et du Luxembourg.

Ensuite, grâce au plan Haute-Marne numérique initié par le département, le territoire bénéficie du haut débit dans chaque village-clocher, ce qui constitue un facteur très important pour son développement, en phase avec les objectifs de couverture numérique portés par la région Grand Est.

La Haute-Marne bénéficie aussi d’un environnement protégé qui offre un cadre de vie très agréable. Ici, pas de pollution, pas d’embouteillages mais des infrastructures culturelles et sportives et un coût d’installation particulièrement bas, puisque l’immobilier y est huit fois moins cher qu’à Paris. En la matière, la Haute-Marne est le 3e département français le moins cher de France.

Enfin, le maillage d’entreprises est particulièrement élevé au regard de la densité de population. La Haute-Marne est un territoire de pépinières et de clusters. Ainsi, depuis juillet 2016, le cluster Nogentech et son département Prosthesis Valley ont intégré le réseau thématique de la santé French Tech Health Tech pour les dispositifs médicaux.

Quelles sont les filières porteuses sur lesquelles vous misez et les entreprises emblématiques de cette dynamique ?

La Haute-Marne se caractérise par une longue tradition industrielle, notamment dans le domaine de la métallurgie (forge, fonderie, usinage). S’appuyant sur ces compétences séculaires, les sociétés métallurgiques haut-marnaises ont su innover et s’ouvrir à d’autres marchés. Ainsi, au nord du département, autour de Saint-Dizier, les entreprises de fonderie comme les Aciéries Hachette et Driout sont devenues les plus modernes d’Europe en moulage à main tandis que Ferry Capitain est mondialement reconnu dans le sur-mesure dans l’industrie lourde (viaduc de Millau, naval, aéronautique, etc.). Sommevoire, près de Saint-Dizier, accueille aussi le fondeur GHM, spécialisé dans le mobilier urbain dont les célèbres Fontaines Wallace.

Plus au sud, la ville de Nogent s’est construite une solide réputation de cité coutelière, une activité traditionnelle qui subsiste à travers de l’artisanat haut de gamme. Mais la forge est aussi à l’origine d’une importante mutation économique, plusieurs entreprises locales s’étant en effet tournées avec succès vers le secteur médical, l’aéronautique et l’automobile. L’entreprise Marle est leader en Europe et n°3 mondiale : elle vend 800 000 prothèses par an. Les forges de Bologne, premier employeur de Haute-Marne, compte parmi ses clients Boeing, Airbus ou Dassault Aviation. Les forges de Courcelles, à Nogent, constituent la plus grande forge automobile de France. Enfin, l’innovation en Haute-Marne réside aussi dans le Pôle technologique Sud-Champagne à Nogent, spécialisé dans le domaine des matériaux.

En pratique, comment les entrepreneurs sont-ils soutenus ?

L’écosystème à taille humaine du département permet à la fois aux entrepreneurs de se trouver à proximité des décideurs, de bénéficier d’une synergie entre les financeurs locaux et les porteurs de projets, d’une solidarité entre chefs d’entreprise et de nouer des partenariats étroits avec la recherche et la formation. Sa situation en zone de revitalisation rurale (ZRR) peut aussi ouvrir droit à des exonérations fiscales. Haute-Marne expansion propose un accompagnement sur-mesure aux entrepreneurs souhaitant s’implanter dans le département : aide à la sélection de site (foncier, immobilier), à l’obtention d’aides financières, au recrutement, etc. La CCI Haute-Marne propose un « Passeport Entreprendre », délivré gratuitement au créateur ou repreneur, afin de bénéficier d’un ensemble de compétences et de services privilégiés. Mais la particularité du département réside surtout dans le Groupement d’Intérêt Public (GIP) Haute-Marne, un fonds d’aide à l’investissement dédié au développement économique et à l’aménagement du territoire en Haute-Marne, doté de près de 30 millions d’euros par an.

Enfin, concernant la formation, Nogent abrite une antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent qui dispense deux diplômes en alternance, dans le domaine des matériaux et de la mécanique. Une implantation qui répond à une forte demande de l’industrie locale et permet de surcroît à des jeunes ingénieurs de découvrir notre territoire et qui sait d’y rester ou d’y revenir par la suite…

Faire venir des jeunes sur votre territoire, c’est l’objectif de votre campagne de communication Respirez Inspirez ?

Des jeunes et des moins jeunes ! En effet, malgré ses très belles entreprises et son cadre de vie extrêmement agréable, le département ne jouit pas d’une image attractive, simplement parce qu’il n’est pas connu. Il offre pourtant de nombreux atouts pour répondre aux aspirations de familles, notamment franciliennes, en recherche d’un cadre de vie à la fois stimulant et inspirant pour réussir et s’épanouir. Cette campagne souligne nos deux grands atouts : « Respirez » parce qu’avec 250.000 hectares de forêt, 1.800 km de rivière et cinq lacs, la Haute-Marne compte parmi les départements les plus verts de France ; « Inspirez » parce que ce territoire accueille aussi des pôles industriels, des groupes, des PME-PMI, des créatifs, des entrepreneurs qui créent, innovent, fabriquent, se développent et exportent. Et c’est justement grâce à un environnement favorable, source de respiration que les esprits fusent, que l’inspiration naît.

La Haute-Marne en bref
– 180 000 habitants
– 3 villes principales : Saint-Dizier, Chaumont et Langres
– 9,1% de taux de chômage en octobre 2016 (France : 9,9%)
– 1er département avec les grandes surfaces les moins chères de France (Que choisir – sept 2016)
– 3e département français le moins cher de France en matière d’immobilier
– 40,4% des activités dans le commerce, 37,2% dans les transports et services, 12,7% dans l’industrie et 9,7% dans la construction.

source : http://www.icioninnove.com/la-haute-marne-se-forge-un-avenir-inspirant/

 

Festival Bernard Dimey du 4 au 7 mai 2017 à Nogent (52800)

, par christophe

17 ème édition du Festival Bernard Dimey du 4 au 7 mai 2017 à Nogent (52800)

http://festival-bernard-dimey.fr/Bienvenue.html

Depuis 10 ans au début du mois de mai, la ville de Nogent (Haute-Marne) rend hommage à Bernard Dimey, célèbre poète et parolier, qui a écrit pour les plus grands : Yves Montand, Juliette Greco, Charles Aznavour... Le festival se déroule jusqu’au 07 mai, presque jusqu’au 10 mai. L’occasion de mettre en avant les plus beaux textes de Bernard Dimey, interprétés par différents artistes, dont sa fille Dominique.

 

Pour une réforme équitable des zones de revitalisation rurale (ZRR)

, par christophe

Le ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales a fait adopter une réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR). Cette loi du 29 décembre 2015 est prévue pour entrer en application au 1er juillet 2017. Elle a été adoptée par la seule Assemblée nationale, malgré l’opposition du Sénat.

Dans un souci d’aménagement équilibré du territoire, des exonérations sont prévues pour permettent aux communes rurales de renforcer leur attractivité auprès des investisseurs. Ce dispositif permet, commune par commune, de donner plus à ceux qui ont le moins. Il s’agit par exemple de cotisations sociales patronales, de l’impôt sur les bénéfices, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), de la taxe d’habitation pour chambres d’hôtes et meublés de tourisme,...

Les zones de revitalisation rurale (ZRR) sont définies par l’article 1465 A du Code général des impôts (CGI)1, introduit par la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995 et modifié par la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005.

La création des pôles d’excellence rurale en 2006 est venue conforter la politique des ZRR. Le Cluster Nogentech a été labellisé SPL (Système Productif Localisé) en 2000, puis PER (Pôle d’Excellence Rurale) en juin 2006.

Afin de favoriser le développement local et les embauches dans les zones de revitalisation rurale (ZRR), les entreprises qui souhaitent s’y implanter bénéficient d’exonérations fiscales sous certaines conditions liées notamment jusqu’à présent à l’effectif et à la nature de l’activité.

Ce projet de loi vise à simplifier les principes de classement dans un soucis de lisibilité, d’efficacité et de justice. Désormais calculés à l’échelle intercommunale, deux critères ont été retenus pour définir une ZRR : la densité de population et le revenu par habitant. Cette réforme souhaite cibler les territoires à la fois les plus ruraux et les plus en difficulté d’un point de vue social et économique. En outre, la durée du classement sera alignée sur les mandats municipaux (six ans) pour donner plus de visibilité aux acteurs locaux.

Mais, d’après le président du conseil départemental, Bruno Sido, ce projet de loi a été soumis au Parlement "sans étude d’impact digne de ce nom, c’est-à-dire permettant de connaître avec précision les effets concrets sur le territoire, notamment les effets de seuils", ce qui "revient à demander un blanc-seing à la représentation nationale et à s’en remettre au bon vouloir du Gouvernement".

Cette loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015, est prévue pour entrer en application au 1er juillet 2017.

Bruno Sido a reçu en février 2017 une note du commissariat général à l’égalité des territoires, service du Premier ministre, l’informant que la Haute-Marne perdrait à partir du 1 juillet 2017 le bénéfice des ZRR dans 122 communes. Seules 263 resteraient éligibles. En effet, le nouveau mode d’évaluation de l’éligibilité repose sur un critère démographique (moins de 63 habitants par km2) et sur un critère de revenu fiscal (moins de 19 111 €).

"C’est l’ensemble du territoire intercommunal qui est considéré et non plus l’échelon communal : soit toutes les communes de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) sont éligibles ; soit aucune ne l’est".

À ce jour, les EPCI de Chaumont-Nogent-Bologne, de Saint-Dizier, Der et Blaise et d’Auberive-Vingeanne-et-Montsaugeonnais seraient exclus.

En Haute-Marne, 385 communes en bénéficient depuis 2014, 263 à partir du 1 juillet 2017 .

Par rapport à la situation du classement de 2014, la réforme des ZRR se traduit donc en Haute-Marne par une baisse du nombre total de communes classées ( - 122 communes soit - 31.7%), une baisse de la population concernée (-46.3%) et une baisse de la superficie couverte (-33.8%).

"D’un côté les communes sont fortement incitées à se regrouper dans de vastes intercommunalités ; de l’autre l’État fixe des critères qui pénalisent ces nouveaux espaces construits dans la concertation autour des villes-centres".

"Complexes en termes de gouvernance, coûteuses en fonctionnement, pénalisées en termes de ressources, les nouvelles intercommunalités agrandies ne sont pas en situation de faire face aux nouvelles missions que l’Etat leur assigne, malgré les efforts de leurs élus".

Bruno Sido a soumis une question écrite le 23 mars 2017 pour demander de surseoir à la parution du décret d’application pour différer l’entrée en vigueur de la réforme. Bruno Sido demandera également, dès mars ou avril 2017, à l’assemblée des départements de France d’engager la mobilisation des territoires.

Bruno Sido a soumis une question écrite le 23 mars 2017.

 

Troyes, Chaumont et Sens ont officialisé, vendredi 7 avril 2017, la constitution d’un pôle métropolitain

, par christophe

Les 3 présidents d’intercommunalité Troyes, Sens et Chaumont, François Baroin, Marie-Louise Fort et Christine Guillemy, tous Républicains, ont signés vendredi 7 avril 2017 un pacte de coopération qui va permettre de constituer un pôle métropolitain Troyes-Sens-Chaumont qui va regrouper 171 communes et plus de 400.000 habitants. L’objectif est de s’unir pour un destin commun.

Après une délibération validant leur projet de rapprochement le 27 mars 2017, Troyes, Chaumont et Sens ont officialisé, vendredi 7 avril 2017, la constitution du nouveau syndicat de collectivités.

Le pôle métropolitain est une forme particulière de syndicat mixte, spécifiquement adapté à la collaboration entre les territoires urbains. Il a été créé par l’article 20 LOI n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Il est exclusivement composé d’établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Dans la région Grand Est, on compte déjà aujourd’hui 2 tels pôles :

Département 54- Pôle métropolitain du sillon Lorrain
Département 67 - Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse-Colmar

L’entrée en vigueur du pôle métropolitain Troyes-Sens-Chaumont est prévue le 1er janvier 2018. Reste désormais à attendre la validation par arrêté du Préfet de l’Aube. Il regrouperait 171 communes et plus de 400.000 habitants.

L’objectif est de s’unir pour un destin commun pour favoriser les échanges entre les grandes agglomérations proches.

François Baroin estime que "ce pôle métropolitain a vocation à être le contrepoint des grandes métropoles, la pierre angulaire du Nord-Ouest de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et du Sud-Est de la Région Grand Est".

François Baroin fait le choix de la Bourgogne et du sud de la Haute-Marne au lieu de Reims, Châlons et Troyes.

Des villes moyennes et surtout des petites communes rurales composent ce pôle de coopération. En défendant ensemble leurs intérêts, elles veulent être entendues et peser face aux métropoles naissantes. Ultérieurement, à leur demande, d’autres intercommunalités pourront négocier leur adhésion.

L’entrée en vigueur du pôle métropolitain est prévue le 1er janvier 2018. Reste désormais à attendre la validation par arrêté du Préfet de l’Aube.

Il est exclusivement composé d’établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Il doit regrouper au moins 400.000 habitants.

Son champ d’action comprend :

- le développement économique
- la promotion de l’innovation
- la recherche
- l’enseignement supérieur
- la culture
- l’aménagement de l’espace
- le développement des infrastructures
- les services de transport

La constitution d’un axe fort Troyes, Chaumont et Sens a vocation a mieux peser dans les grandes régions.

Ce pôle métropolitain Troyes, Chaumont et Sens apportera une meilleure répartition entre l’offre et la demande des étudiants et des entreprises, à travers des partenariats, et permettra de renforcer les structures de R&D.

A ce titre, l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent sur le pôle technologique Sud-Champagne est l’expression d’un partenariat réussi entre Troyes et Nogent-Chaumont et peut servir de modèle à succès.

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Isabelle HELIOT-COURONNE et Christine GUILLEMY lors d’une réunion de travaille et de concertation le 12 avril 2017 avec le directeur de l’antenne de l’UTT à Nogent.