À Nogent, une formation au plus près des besoins des entreprises

, par christophe

Le bassin de Nogent possède un savoirfaire de premier plan dans l’automobile, l’aéronautique ou encore le biomédical. Les industriels de Nogent, petite ville de Haute-Marne, avaient du mal à attirer de jeunes talents. À leur demande, l’Université technologique de Troyes y a ouvert une antenne pour former en alternance des ingénieurs.

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la Croix en page 3 du mardi 13 mai 2014

Implanter dans une bourgade de 4 000 âmes située en plein cœur de la Haute-Marne une formation d’ingénieurs en alternance… Le projet de l’Université de technologie de Troyes (UTT) semblait téméraire.

Trois ans plus tard, les résultats sont là : 70 étudiants, déjà titulaires d’un DUT, d’un BTS ou d’une licence professionnelle préparent leur diplôme spécialisé dans les « procédés et mise en œuvre des matériaux » en partageant leur temps, par quinzaine, entre l’antenne nogentaise de l’UTT et leur entreprise.

« Les candidats à l’alternance ont souvent du mal à trouver un employeur. Là, ce sont les patrons eux-mêmes, désireux de pallier l’exode des jeunes de la région, qui nous ont sollicités », confie Frédéric Sanchette, responsable de cette formation en trois ans. « Une trentaine d’étudiants ont pu être placés dans les entreprises locales », précise-t-il, heureux de montrer « qu’on peut aussi trouver un emploi intéressant loin des métropoles ».

Comme le souligne Salim Lamri, enseignant-chercheur, le bassin de Nogent, longtemps spécialisé dans la coutellerie, possède maintenant un savoir-faire de premier plan dans l’automobile, l’aéronautique ou encore le biomédical. « Marle est le leader européen de la prothèse de hanche. Les Forges de Courcelles, elles, produisent des vilebrequins pour Audi », s’enthousiasme-t-il.

Le bassin de Nogent possède un savoirfaire de premier plan dans l’automobile, l’aéronautique ou encore le biomédical.

À la tête d’une PME de 60 salariés, Pascal Gillet n’a pas hésité à prendre en alternance l’un des membres de la première promotion. « Pour avoir longtemps travaillé avec des entreprises allemandes, je savais toute la pertinence de ce dispositif de formation, très développé outre-Rhin », indique-t-il.

Ce patron a confié au futur ingénieur la conception d’une pièce de moteur, avec fabrication d’un prototype et séances d’essai chez le client. Parce que le volume de son carnet de commandes, largement tributaire du marché automobile, a réduit, Pascal Gillet ne pourra pas conserver ce jeune homme, mais il lui a trouvé un poste chez un autre employeur local.

des airs de ville universitaire

« Parmi ceux qui obtiendront leur diplôme cet été, trois ou quatre ont quasiment déjà signé leur contrat d’embauche dans des entreprises ­locales », complète Frédéric Sanchette. Une perspective qui séduit beaucoup Caroline Husson, inscrite en seconde année.

Après avoir empoché une licence en métallurgie à Charleville-Mézières, elle a choisi de revenir près de sa famille. Et entend bien « profiter des opportunités professionnelles qu’offre le bassin de Nogent  ».

Beaucoup de ses camarades viennent d’autres régions. Pour les séduire, l’UTT joue, entre autres, la carte du logement. Les futurs ingénieurs sont logés dans des bungalows individuels avec jardin. Tout près, une mini-résidence étudiante sort de terre, à l’initiative d’un bailleur social.

Il faut dire que l’antenne nogentaise accueillera à partir de 2015 des étudiants supplémentaires avec l’ouverture d’une licence professionnelle. Comme le dit Christophe Juppin, responsable du pôle technologique Sud-Champagne, l’arrivée de l’UTT contribue à « redynamiser  » Nogent, qui prend désormais des airs de ville universitaire.

Denis PEIRON

la Croix en page 3 du mardi 13 mai 2014

http://www.la-croix.com/Actualite/France/A-Nogent-une-formation-au-plus-pres-des-besoins-des-entreprises-2014-05-13-1149394

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crédits : © Eric Girardot Photographe Chaumont - 2015
BMW a désigné Forges de Courcelles comme partenaire majeur dans la fabrication hautement stratégique de ses vilebrequins.

Annie DESCAMPS
Conseillère d’orientation et psychologue au centre d’information et d’orientation (CIO) Médiacom à Paris : « La voie de l’alternance demande beaucoup de maturité »

« Il faut se détacher de l’idée selon laquelle l’alternance s’adresserait aux élèves en situation de décrochage scolaire. Quand on est exclu du système scolaire, il est en effet et très difficile de savoir comment se présenter à une entreprise. Il est donc très rare qu’un jeune décrocheur arrive directement dans une formation en apprentissage, sauf pour des métiers précis, comme celui de garagiste.
Cette voie nécessite en fait beaucoup de maturité. Je me souviens d’une élève qui avait 15 de moyenne en troisième et dont le rêve était de devenir coiffeuse. Un jeune qui suit un contrat d’aptitude professionnelle (CAP) n’est pas nécessairement un mauvais élève. Viser une formation en alternance nécessite d’être assez solide et d’être prêt à supporter les exigences du monde du travail. »

Recueilli par Lucie GRUAU

L’essor de l’apprentissage passe par « l’ouverture aux métiers qui créeront les emplois de demain ».

Le bilan de la fillière alternance reste largement positif. Ce qui explique que les différents gouvernements ont fait de son essor un objectif politique.
« Dans les années 1980, l’apprentissage était considéré comme quelque chose de désuet, c’était une voie de relégation. Mais la création du bac professionnel en 1985 et l’ouverture à l’enseignement supérieur en 1987 avec la loi Séguin a changé la donne », ajoute Emmanuel Sulzer. Alors que les effectifs d’apprentis dans le secondaire ont stagné, ceux de l’enseignement supérieur ont décollé, pour atteindre 28%, selon l’Insee. Reste qu’aujourd’hui, estime l’Institut Montaigne,« seuls 7% des jeunes Français de 16-25 ans sont en alternance, contre 17% en Allemagne ».
On peut donc faire mieux. Nicolas Sarkozy, qui a créé un malus pour les entreprises de plus de 250 personnes qui embauchent moins de 4% de leur effectif en alternance, et un bonus au-delà, est allé jusqu’à proclamer l’objectif de 800 000 apprentis.
François Hollande, lui, vise plus modestement 500 000 apprentis à l’horizon 2017.
L’objectif ne sera atteignable que si la croissance revient. Entre autres conditions.

Premier autre prérequis : réformer l’orientation. Selon un récent rapport interministériel, l’apprentissage « souffre d’un manque de légitimité dans l’éducation nationale », qui voit parfois cette filière comme une concurrente. L’apprentissage ne figure même pas dans le système informatique Affelnet, censé aider l’orientation en fin de troisième.
Il faut aussi dire que, selon un sondage CSA pour l’Institut Montaigne,43% des Français vivent toujours l’apprentissage comme une filière réservée aux élèves en difficulté.
Deuxième condition : résoudre le paradoxe qui veut que les entreprises vantent l’apprentissage mais restent minoritaires à prendre un apprenti.
Pour Michel Abhervé, l’essor de l’apprentissage passe par « l’ouverture aux métiers qui créeront les emplois de demain ». Et de citer le secteur public, où l’alternance reste sous-développée, et l’économie sociale et solidaire, en dehors du champ de la taxe d’apprentissage. « Ce qui aiderait, estime de son côté Véronique Lable, directrice du CFA de la chambre de commerce de Paris Île-de-France, c’est de stabiliser le contexte juridique et fiscal pour rassurer les entreprises, car si tout devient sans cesse plus complexe, ça ne facilite pas l’embauche. À l’automne 2013, un décret a été publié pour interdire aux mineurs d’utiliser les machines dangereuses. Ça part d’une bonne intention mais comment fait-on alors pour apprendre le travail à un apprenti si on ne peut pas lui faire utiliser les outils ? »

Nathalie BIRCHEM
et Malik TEFFAHI-RICHARD

la Croix en page 3 du mardi 13 mai 2014

 

Alternance : Nogent reste exemplaire 1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises le Vendredi 16 juin 2017 à Nogent 52

, par christophe

Le premier forum qui rassemblait des étudiants en alternance et des entreprises a eu lieu vendredi 16 juin 2017 au centre culturel et sportif Robert Henry de Nogent, en Haute-Marne.

Côté entreprises, huit étaient présentes, essentiellement du Bassin.
Forges de Bologne (groupe LISI), Marle, Forges de Courcelles, Freudenberg, Biotech Ortho, Forges de Froncles, Gillet Group, etc. )
Côté étudiants, ils étaient une quarantaine, venus vraiment de toute la France. Ceux-ci ont un profil Bac + 2 ; ils sont admissibles à l’UTT pour la prochaine rentrée et visent la plupart du temps un diplôme d’ingénieur en 3 ans, en alternance, à l’antenne nogentaise de l’UTT.

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photo Dominique Piot

Les cadres ou responsables des entreprises haut-marnaises ont ainsi consacré du temps aux étudiants.

Près de 90 % des étudiants en alternance trouvent leur entreprise grâce au réseau de l’UTT, réseau structuré autour de Nogentech, du Pôle technologique, de Prosthesis.

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JHM du mardi 20 juin 2017 Dominique Piot

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JHM du mardi 20 juin 2017 - Photo Dominique Piot
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1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises le 16 juin 2017
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Plaquette Licence Professionnelle Matériaux Bac +3
Plaquette Licence Professionnelle Matériaux Bac +3

Antenne de l’UTT à Nogent : pourquoi les entreprises de la Haute-Marne recrutent-elles des apprentis ?

 

Antenne de l’UTT à Nogent : pourquoi les entreprises de la Haute-Marne recrutent-elles des apprentis ?

, par christophe

Nogent, en Haute-Marne, cité qui a connu la gloire industrielle grâce à la coutellerie, bénéficie d’un écosystème industriel qui est devenu une référence internationale dans le domaine du travail des métaux, en particulier de la prothèse médicale, de l’automobile et de l’aéronautique.

Antenne de l’UTT à Nogent : pourquoi les entreprises de la Haute-Marne recrutent-elles des apprentis ?

Photo : Étudiants de l’UTT
crédits : Studio Lemoine

article de Karine Darmon
Studyrama Grandes Ecoles : 11/07/2016

Photo : Les Forges de Courcelles
crédits : Éric Girardot

Médical, automobile, aéronautique, outillage à main : un riche bassin d’emplois
« La métallurgie est fortement ancrée sur notre territoire, et depuis fort longtemps. Nogent a d’abord été « reine de la coutellerie » à son apogée, fin 19e début 20e
Mais la concurrence étrangère – asiatique déjà – liée à la standardisation des produits, un individualisme forcené, l’absence de vision d’avenir semblaient nous condamner irrémédiablement à ne garder que quelques productions haut de gamme
 », explique Anne-Marie Nédelec, maire de Nogent, en 2016. « Mais sous l’impulsion de quelques entrepreneurs audacieux et visionnaires, ce territoire va connaître une véritable révolution. Ces chefs d’entreprises issus des secteurs traditionnels du bassin vont s’orienter vers des créneaux beaucoup plus porteurs et beaucoup plus innovants en s’appuyant sur l’excellence des savoir faire associés à la coutellerie – et plus largement aux objets tranchants – et à la forge : le médical et l’automobile surtout, mais aussi l’aéronautique, l’outillage à main. Aujourd’hui ils sont leaders dans leur domaine, au niveau européen pour certains, mondial pour d’autres ».

L’antenne de l’UTT à Nogent

Dans ce contexte, l’UTT y a implanté une antenne et y abrite deux formations : des ingénieurs et une licence professionnelle dans le domaine des matériaux et mécanique. Ces deux formations sont dispensées en alternance, grâce à l’engagement des entreprises régionales et nationales. Cette antenne de l’UTT compte également le laboratoire NICCI (Nogent International Center for CVD Innovation) reconnu « Laboratoire de recherche correspondant » du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives sur la thématique de l’ingénierie des surfaces, fruit du partenariat UTT-CEA.
L’implantation d’une antenne de l’UTT à Nogent répondait à un double objectif : répondre à une forte demande de cadres de l’industrie dans les domaines de la mécanique et des matériaux et répondre au souhait de rapprochement entre ces entreprises et la recherche technologique menée dans l’établissement.
L’antenne de Nogent de l’UTT a diplômé 37 ingénieurs sur ses deux premières promotions 2014 et 2015, dont 50 % ont été embauchés par l’entreprise les ayant formés en apprentissage. 8 sont en CDI dans une entreprise régionale. 100 étudiants y sont actuellement en formation en alternance, dont 10 en licence professionnelle.

Doubler le nombre de place en apprentissage

De nombreuses entreprises sont partenaires de l’antenne de Nogent et accueillent les étudiants en alternance : Forges de Bologne (groupe LISI), Marle, Forges de Courcelles, Deguy-Conge, Freudenberg, Biotech Ortho, Forges de Froncles, Maire-Didier, Gillet Group, Forgex, etc. « Nous souhaitons passer de 30 étudiants par promotion à 50 à l’horizon 2017. La présence des apprentis dynamise les relations école-entreprises. Cela impacte sur la recherche et les autres programmes », commente en 2016 Pierre Kock, président de l’UTT.
Car à l’heure où les ressources de l’apprentisage vont davantage vers les niveaux IV et V, en Haute-Marne, les collectivités du territoriales s’impliquent pour favoriser le développement des formations ingénieurs. Ainsi, le nombre de places financées au titre de l’apprentissage pour les élèves-ingénieurs mécanique et matériaux pourrait doubler. À terme, l’antenne de Nogent formerait ainsi quelque 170 alternants : 150 apprenti-ingénieurs et 20 licences professionnelles.

Apprentis mais ingénieurs tout de même

Ces apprenti-ingénieurs entament un cycle de 3 ans dont les deux premières années se déroulent à Nogent, les enseignements de la dernière année étant dispensés à Troyes ou à l’étranger pour environ 40 % d’entre eux. Ce stage hors de nos frontières obligatoire doit être effectué entre janvier et mars de la deuxième année. L’expérience des trois premières promotions montre combien cette expérience internationale joue favorablement sur l’évolution des élèves-ingénieurs. En effet, ils doivent souvent trouver ce stage en toute autonomie et gérer notamment les aspects budgétaires et organisationnels Ceux qui partent dans un pays de la communauté européenne bénéficient d’une bourse Erasmus, les autres reçoivent une bourse équivalente de l’UTT. « Pourtant, 50 % de nos diplômés restent sur le bassin ou dans la région. La Haute-Marne est un région qui connaît peu de chômage et où les besoins de recrutement sont élevés. Je crois qu’il y a peu de bourgs de notre taille présentant une telle densité industrielle, avec des entreprises de rang international, accueillant une antenne universitaire et des laboratoires de recherche. Nos entreprises ont besoin d’une main d’oeuvre qualifiée et dynamique pour continuer à croître et à gagner des marchés ; de nombreux emplois ici ne sont pas pourvus. Il y a encore un énorme travail à entreprendre pour changer le regard sur l’industrie, convaincre les jeunes mais aussi leurs parents et leurs enseignants », poursuit Anne-Marie Nédelec.

Les projets d’ouverture à la rentrée 2016

L’Université de technologie de Troyes (UTT) a été créée en 1994. Son site principal est situé à Troyes. Il accueille 2 500 étudiants, auxquels se rajoutent les 100 étudiants de l’antenne de Nogent. L’UTT forme des ingénieurs, sur cinq branches à Troyes (mécanique, matériaux, systèmes industriels, systèmes d’information et réseaux) et par alternance à Nogent (matériaux et mécanique).

Lors de la visite, en février 2016, de Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre-Présidente du Land de Sarre, de nombreuses possibilités concrètes de coopération entre l’antenne nogentaise de l’UTT et la Sarre ont été évoquées, ce qui conduit l’UTT à envisager la création d’un double diplôme franco-allemand.

Karine Darmon

Photo : Les Forges de Courcelles

sources :
http://www.studyramagrandesecoles.com/home_news.php?Id=12523

L’ANR est l’Agence nationale de la recherche

 

Un doctorant de l’UTT remarqué au plus haut niveau à Madrid les 26 et 27 mars 2017

, par christophe

Mohamed Fares SLIM, doctorant en 2ème année de thèse à l’antenne de l’Université de Technologie de Troyes (UTT) à Nogent, de qualités humaine et scientifique remarquables, vient de faire rayonner l’antenne de l’UTT de Nogent à l’échelle mondiale en recevant le prix de meilleure présentation lors de sa participation à la 19ème conférence internationale sur la mécanique expérimentale et ses applications qui a eu lieu à Madrid en Espagne les 26 et 27 mars 2017.

Parmi tous les chercheurs conférenciers qui sont venus des quatre coins de la planète, son travail a été jugé exceptionnel « outstanding work » par le comité de conférence.

Lors de sa présentation intitulée « Détermination des constantes d’élasticité des revêtements isotropes par la technique d’excitations impulsionnelles  » M.F Slim a présenté son modèle développé visant à déduire les modules d’élasticité d’un revêtement. Dans ce travail, un modèle numérique a été réalisé et comparé à des approches analytiques et puis a été validé expérimentalement.

Les résultats des travaux de thèse de M. Slim, dans le cadre du projet CEMAV (Constantes Elastiques de Matériaux AVancés), ont déjà été valorisés par deux publications dans des revues scientifiques internationales et lui ont permis de participer à deux conférences.

Le rayonnement à l’échelle mondiale de futurs docteurs formés à Nogent donne une forte visibilité de la qualité de la formation et de la recherche scientifique réalisées dans notre région.

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Mohamed Fares SLIM, doctorant en 2ème année de thèse à l’antenne de l’Université de Technologie de Troyes (UTT) à Nogent

Le projet CEMAV concerne le développement de méthodes expérimentales de caractérisation des matériaux innovants obtenus par dépôt de couches minces. Ses objectifs sont un élément de la stratégie du thème « matériaux innovants » de l’équipe LASMIS de l’Institut Charles Delaunay à l’UTT.

Les matériaux revêtus sont utilisés dans différents domaines industriels. Les revêtements en tant que couches de protection améliorent les propriétés de surface d’un matériau telle que, par exemple, la résistance à l’usure ou à la corrosion. Les propriétés de contact et de frottement, la dureté de surface, la fissuration, l’écaillage sont tous dépendants du comportement élastique. En conséquence, l’étude de l’élasticité est une étape fondamentale pour la caractérisation de la performance des revêtements.

Le développement et la caractérisation de revêtements à hautes performances représentent des enjeux scientifiques, technologiques et industriels.
Dans ce projet, les revêtements et ses caractérisations sont réalisés sur la plate-forme de Nogent.

Les revêtements sont largement utilisés dans diverses applications pour améliorer les propriétés de surface des matériaux. Ils sont utilisés dans de nombreux domaines tels que : le biomédical, l’automobile, l’aéronautique, l’énergie, la nucléaire, …etc.

Journal de la Haute-Marne

 

Une école d’ingénieurs à la campagne

, par christophe

Une antenne de l’Université de technologie de Troyes forme par apprentissage les ingénieurs dont les industriels de Haute-Marne ont besoin.

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L’USINE NOUVELLE n°1104 du 26 novembre 2014 par Cécile MAILLARD

C’est l’automne. Les forêts autour de l’école blondissent et les chevaux, visibles depuis le bâtiment encore neuf, prolongent l’été dans les champs. II en fallait du culot pour installer une 2cole d ingénieurs sur les hauteurs du plateau de Langres ! Et du courage, a 20 ans, pour venir passer trois années en Champagne-Ardenne, sur cette terre de production de betteraves.

Mi-octobre 2014, les 18 élèves de la première promotion d’ingénieurs par alternance de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) célèbrent la fin de leurs études a Nogent ( Autrefois Nogent-en-Bassigny, en Haute Marne, aujourd’hui Nogent), une petite ville de 4 000 habitants. Les élus locaux sont la, les industriels aussi Ce sont eux qui ont voulu cette formation d’ingénieurs par alternance pour accompagner leur mue technologique. Ils ont besoin de sang neuf, mais peinent à attirer les compétences.

Un bassin en transformation

Nogent (52800), terre de forets et de rivières, a connu la gloire industrielle au XVIIIe et au XIXe siècles. La coutellerie peuplait alors ses campagnes de forges et d’ateliers d’usinage et de polissage. Depuis quelques décennies, ces industries de travail du métal ont entame une profonde transformation. Marle, fleuron local, emploie plus de 400 salariés dans le monde, dont 180 à Nogent. Ce leader européen des implants a pris le virage des prothèses orthopédiques dans les années 1980, après avoir fabrique des instruments médicaux. Le groupe fabrique des prothèses de hanche, d’épaule, de coude, en alliage de titane surtout.

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crédits : © Usine nouvelle - 2014
Delphine DESCORNE-JEANNY, directrice des opérations de MARLE et maître d’apprentissage de Lucille DUPORT, étudiante ingénieure MM promotion 2014 de l’UTT.

Lucille Duport, 21 ans, étudiante de première année de l’UTT et troisième apprenti chez Marle, organise la visite des ateliers. Le bâtiment récent est d’une propreté évoquant plus le secteur médical que l’univers des forges Delphine Descorne-Jeanny, la directrice des opérations, parle de son besoin croissant en ingénieurs, dont huit travaillent ici : « Nous sommes sur un territoire déserte il est très difficile de recruter. Accueillir des jeunes venus d’ailleurs pendant trois ans leur permet de s’acclimater, de s’apercevoir qu’il y a une vie ici ! »

Marle est d’autant plus intéressé que l’UTT propose a ses élèves une formation spécialisée en matériaux et mécanique. « Avant l’ouverture, en 2011, un audit a révèle des attentes sur les matériaux métalliques et composites, explique Frederic Sanchette, le directeur de l’antenne Nogentaise de l’université. Les patrons plébiscitent l’alternance ; ils ont le nez sur le guidon, nos jeunes leur apportent des ressources pour travailler en amont, sur leurs développements ».

Chez Forgeavia, une ancienne forge d’un peu moins de 5O salaries spécialisée dans les pièces pour l’aéronautique, Cyril Shanoda, 25 ans oeuvre depuis 2011 au renouvellement de la certification Nadcap, un sésame indispensable pour travailler dans l’aéronautique. La valeur ajoutée de l’étudiant a été précieuse, d’autant que Forgeavia n’avait pas d’ingénieur.

Chez Marle, l’apprenti « a apporté sa force de travail, mais aussi des idées nouvelles, un contact avec les enseignants-chercheurs de l’UTT, et une compétence internationale que n’ont pas nos ingénieurs » précise Delphine Descorne.

Dans la partie basse de la ville, les Forges de Courcelles, un vaste site de 80 000 m2, équipe de monumentales presses de 4000 à plus de 8 000 tonnes, produit des pièces pour l’automobile. Dans les allées, des lopins (cylindres) de métal rougeoyant refroidissent « Avec la mondialisation nous avons dû nous spécialiser sur des pièces sophistiquées ou des grosses pièces, explique Philippe Boujon, le directeur général. Et améliorer notre compétitivité ». L’usine où travaillent 450 salaries dont 20 ingénieurs, a régulièrement fait évoluer ses compétences dans la simulation numérique, l’outillage, la robotisation. Elle a investi 20 millions d’euros dans une presse automatisée. Des milliers de lignes de code ont été écrites en interne « Attirer des compétences a toujours été compliqué pour une entreprise perdue au fond de la vallée, poursuit Philippe Boujon. Quand on m’a recrute, en 1989, on ne m’a parlé que de mon épouse ! ».

Privilégier les embauches dans la région

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Aux Forges de Courcelles, Chantélle Grasset, étudiant de l’UTT, est pris en charge par Vincent Mornant, le responsable du bureau d’études.

Un élève de l’UTT termine sa formation dans l’entreprise. Pour son stage à l’étranger, il a assuré un transfert de technologie dans une filiale indienne. Deux autres étudiants - Charlélie et Benjamin, 22 ans chacun - débutent leur deuxième année. Ils sont logés à Nogent, comme Lucille, l’apprentie de chez Marle. La mairie a transforme une maison de retraite en logements pour étudiants et de petites habitations ont été découpées en une dizaine d’appartements. Sur les 18 étudiants de la première promotion, sept ont décroche un contrat a durée indéterminée (CDI) pour le moment, dont deux seulement dans le bassin nogentais.

« II faut que la formation se termine au moment où nous créons un poste, ce qui n’était pas le cas », explique le directeur général des Forges de Courcelles. L’étudiant qui a passe trois ans chez Marle n’a pas souhaite rester, préférant rechercher une expérience internationale. « II a raison, je lui ai même donne des contacts chez nos clients, réagit la directrice des opérations. C’est un tout petit monde, le medical ça tourne ». Cyril Shanoda, lui, travaille en contrat a durée déterminée chez Forgeavia. « Pourtant au début, je n’aimais pas le travail du métal, ni cette région » reconnaît le jeune ingénieur originaire d’Île-de-France. Parmi les diplômés, Benoît a trouve un poste chez Constellium en Alsace, Renaud chez Arcelor-Mittal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Car la formation attire les employeurs au delà de la Haute-Marne. Un peu trop au goût des responsables locaux qui espèrent rediriger les prochains étudiants vers les entreprises de la région. Anne-Marie Nedelec, la maire (DVD) de Nogent (4000 habitants), se réjouit de la dynamique insufflée par la présence de l’UTT « L’école a accompagne le nouveau départ de l’industrie locale. D’autres projets de formation voient le jour ».

L’UTT projette d’ouvrir une licence professionnelle en septembre 2015. « Nos équipements de formation et de recherche sont là, nous allons chercher à nous mettre encore plus au service du tissu industriel local, souligne Pierre Koch, le directeur de l’Université technologique de Troyes. Nous n’en sommes qu’au tout début »

La recherche au service de l’industrie locale

« Le CEA est à Nogent, qui l’eut dit ? » se réjouit Bruno Sido, le président (UMP) du conseil général et sénateur de Haute-Marne. L’Université technologique de Troyes (UTT) est en effet arrivée à Nogent avec une antenne de l’un de ses laboratoires de recherche, partenaire du Commissariat a l’énergie atomique (CEA).

Le directeur de la recherche de l’école d’ingénieurs, Pascal Royer, souhaite proposer des contrats de recherche aux entreprises du département ; « L’entreprise pourrait être intéressé par une recherche sur un traitement de surface aux qualités biologiques spécifiques », imagine-t-il.

Les autres laboratoires de l’UTT, a Troyes, seront aussi mis à la disposition des entreprises nogentaises, notamment sur le développement durable ou les nanotechnologies. « Nous allons aussi leur proposer de jeunes chercheurs en thèses Cifre ».

L’antenne nogentaise de l’UTT et son laboratoire se sont installes au sein du pôle technologique Sud-Champagne, qui accueille une antenne du CRITT Matériaux, Dépôts et Traitements de Surface (MDTS) à Nogent (laboratoire industriel pour le transfert de technologies) de Charleville-Mézières et une pépinière où démarrent deux sociétés.

La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).

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L’USINE NOUVELLE n°1104 du 26 novembre 2014 par Cécile MAILLARD

L’USINE NOUVELLE n°1104 du 26 novembre 2014 par Cécile MAILLARD

 

1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises le Vendredi 16 juin 2017 à Nogent 52

, par christophe

1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises : Journée dédiée aux échanges entre les entreprises locales, les futurs alternants de l’antenne de l’UTT de Nogent. Ce Forum Étudiants-Entreprises se déroulera le Vendredi 16 juin 2017 au Centre culturel et sportif Robert Henry à Nogent (52800). Futurs ingénieurs ou techniciens qualifiés, venez rencontrer l’entreprise qui vous accueillera pour votre formation en apprentissage ou en contrat de professionnalisation.

Le samedi 11 mars 2017, l’Université de technologie de Troyes a ouvert ses portes aux futurs bacheliers scientifiques, aux étudiants d’IUT, de BTS, de Licence et de classes préparatoires scientifiques ou lettres et sciences sociales Khâgnes B/L qui souhaitent découvrir les métiers d’ingénieur.

Le 1er Forum Étudiants en alternance-Entreprises est un événement dédié aux échanges entre les entreprises locales et les futurs alternants de l’antenne de l’UTT de Nogent. Il se déroulera le Vendredi 16 juin 2017 au Centre culturel et sportif Robert Henry à Nogent (52800).

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1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises le 16 juin 2017

Vendredi 16 juin 2017, de 9h30 à 19h, à Nogent 52800 : 1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises

Les cinq grandes composantes du Pôle technologique Sud-Champagne de Nogent 52 : le CRITT MDTS, l’UTT, Nogentech, la Pépinière d’entreprise et la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) sont autant de tremplins pour accéder permettant aux entreprises d’accéder aux matériaux innovants.

L’antenne du CRITT MDTS de Nogent est un centre de recherche, de transfert de technologies et d’expertise. Elle propose une assistance technique aux entreprises dans la caractérisation des matériaux, la mise au point et la validation de produits.

Le cluster Nogentech regroupe une cinquantaine d’entreprises dans les domaines du médical, de l’aéronautique et de l’automobile. C’est le plus important de l’ancienne région Champagne-Ardenne. Il fédère les industriels pour accompagner cette dynamique, reconnue par la FrenchTech.

L’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent forme en trois ans des ingénieurs en mécanique et matériaux par la voie de l’apprentissage, ainsi que des techniciens supérieurs par contrat de professionnalisation d’un an. Le laboratoire NICCI (Nogent International Center for CVD Innovation) de cette antenne est un laboratoire de recherche correspondant du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA).

La pépinière héberge des start-up, notamment 3A, entreprise spécialisée dans l’impression métallique pour l’aéronautique.

La CCI Haute-Marne anime et valorise cet écosystème.

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crédits : © Usine nouvelle - 2014
Delphine DESCORNE-JEANNY, directrice des opérations de MARLE et maître d’apprentissage de Lucille DUPORT, étudiante ingénieure MM promotion 2014 de l’UTT.

L’antenne de l’Université de Technologique de Troyes (UTT) de Nogent forme chaque année trente ingénieurs parmi les meilleurs de France, reconnus pour leur compétitivité, leur professionnalisme et leur ouverture à l’international.

Ils répondent aux besoins complexes de l’industrie de la métallurgie par leur polyvalence : ce sont des ingénieurs proches des équipes de terrain, capables d’apporter des solutions innovantes aux contraintes des entreprises. Le diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique » a été accrédité le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, puis à nouveau, le 08/12/2015.

En 2015, 65% des apprentis ingénieurs ont trouvé leur contrat d’apprentissage grâce au soutien apporté par l’UTT et la 4ème édition du salon des Savoir-faire Industriels de Haute-Marne, organisé par la CCI Haute-Marne. 45% des apprentis ingénieurs sont formés au sein de la région Grand Est.

Depuis deux ans, ce sont également dix à quinze étudiants en licence professionnelle « Conception et processus de mise en forme des matériaux » (LP M2-C), validant un CQPM « Chargé de projets industriels », qui sont formés en contrat de professionnalisation à l’antenne UTT de Nogent. Cette formation vise une double compétence en mécanique et matériaux associée à une initiation/perfectionnement aux outils numériques industriels de conception et de fabrication des pièces mécaniques. La maîtrise de ces deux domaines est renforcée par les connaissances acquises sur tous les matériaux, essentiellement métalliques, polymères et composites.

En 2015, 90% des alternants ont trouvé leur entreprise grâce au réseau de l’UTT, notamment via le salon des Savoir-faire Industriels de Haute-Marne.

-  Candidatures sur www.3ut-admissions.fr du 20 janvier au 20 avril 2017 pour les candidats au diplôme d’ingénieur, et à partir du 20 janvier sur www.utt.fr/lp/m2-c pour les candidats à la licence professionnelle.

-  Admission sous réserve de signature d’un contrat d’alternance.

Comme lors des précédentes éditions, le 5ème salon des Savoir-faire Industriels de Haute-Marne qui s’est déroulé les 17 et 18 juin 2016, dont l’objectif premier est de favoriser les relations d’affaires des entreprises industrielles, a permis à ces dernières de faire la connaissance d’étudiants admissibles à l’antenne de l’UTT de Nogent et de devenir l’entreprise d’accueil de leur future alternance. Il a désormais lieu tous les deux ans.

C’est dans un esprit de progrès permanent que nous réalisons ce salon, comme en témoignent les retours et la confiance que nous renouvèlent les entreprises chaque année.

L’UTT, Nogentech et la CCI ont décidé d’unir leurs efforts et leurs expériences pour organiser, dans la même perspective que le salon des Savoir-Faire Industriels, un forum commun spécialisé permettant d’opérer le rapprochement entre les entreprises locales et les candidats étudiants alternants admissibles dans l’une des formations dispensées à Nogent. Ce forum aura désormais lieu tous les deux ans, c’est-à-dire les années impaires, en alternance avec le salon des Savoir-Faire Industriels.

Ce forum est une nouvelle réalisation emblématique de l’alliance stratégique scellée entre l’UTT, Nogentech et la CCI, trois acteurs partageant la même vision d’avenir et les mêmes valeurs.

L’antenne de l’UTT de Nogent est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche, renommé chez les industriels, dont la mission est de former les scientifiques et les leaders de demain.

Accompagnement : pendant la manifestation, des étudiants, en cours de cursus à l’UTT de Nogent, vous accueilleront et pourront vous guider

Restauration sur place  : un café/petit déjeuner est proposé dès votre arrivée. Un buffet traiteur sera servi au moment du déjeuner.

Parking : un stationnement facilité est prévu.

Conseils aux étudiants :

Il n’y a qu’un seul forum par an !
Pour optimiser votre visite
, le site internet du forum est à votre disposition. Nous vous demanderons de déposer votre CV sur ce site web pour qu’il soit transmis à la base de données des entreprises.

-  Sélectionnez, parmi les 15 entreprises présentes au forum, celles qui retiennent votre intérêt.
-  Cherchez un maximum d’informations sur celles-ci : les sites internet des entreprises, la presse spécialisée, les conférences métiers ainsi que le guide du forum vous fourniront les premiers éléments d’information.
-  Préparez votre CV à l’intention des entreprises invitées au forum en valorisant votre formation. Apportez au moins 20 exemplaires papier.
-  Ne quittez pas le stand sans les coordonnées de votre contact. Montrez que vous vous êtes renseignés au préalable sur l’entreprise visitée et qu’elle vous intéresse.
-  Soignez votre présentation, les professionnels présents viennent rencontrer leurs futurs collaborateurs.
-  Soyez souriants, donnez une image dynamique et volontaire, donnez envie au recruteur de vous avoir dans son équipe !
-  Après le forum, relancez vos contacts par mail et par un nouvel envoi de votre CV.

Capacités attendues :
-  Connaissance de soi.
-  Connaissance du monde économique, des secteurs d’activité.
-  Ouverture d’esprit.
-  Ouverture à des fonctions dans des secteurs auxquels vous ne pensiez pas au départ.

Soyez conscients de l’importance de ce forum  : les quinze entreprises présentes se mobilisent pour vous rencontrer en direct, sur un seul jour, avec leur personnel, responsables de recrutement et opérationnels techniques, notamment.


Déroulement de la journée :

Vendredi 16 juin 2017
9h30- 10h00 : accueil des entreprises
10h00 : ouverture au public
12h30-14h00 : cocktail déjeunatoire
17h30  : clôture du Forum
19h00 : dîner convivial réservé aux exposants et invités.

lieu :

au Centre culturel et sportif Robert Henry
Rue de la Piscine, 52800 Nogent

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1er Forum Étudiants en alternance/Entreprises le 16 juin 2017
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Plaquette Licence Professionnelle Matériaux Bac +3
Plaquette Licence Professionnelle Matériaux Bac +3

Antenne de l’UTT à Nogent : pourquoi les entreprises de la Haute-Marne recrutent-elles des apprentis ?

 

Ingénieur "Matériaux et Mécanique" sur l’Antenne de l’UTT à Nogent

, par christophe

Cette formation en trois ans prépare l’ingénieur à pouvoir identifier les nouveaux matériaux et pouvoir mettre en œuvre des procédés de fabrication adaptés au système de production de l’entreprise. La formation aboutit au diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique », approuvée le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, renouvelée le 08/12/2015.

Formation en alternance (apprentissage ou formation continue)

Cette formation en trois ans prépare l’ingénieur à pouvoir identifier les nouveaux matériaux et pouvoir mettre en œuvre des procédés de fabrication adaptés au système de production de l’entreprise.

L’ingénieur MM (ex-PMOM) répond à cette exigence par sa polyvalence ; il est proche des équipes de terrain, capable d’apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins des clients de son entreprise et à ses contraintes technologiques et industrielles.

La formation aboutit au diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique », approuvée le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, renouvelée le 08/12/2015.
Les métiers

ingénieur de production ;
ingénieur R & D, bureau d’études ;
ingénieur méthodes.

Les secteurs d’activités

automobiles, aéronautiques, ferroviaires ;
biomédical et biomécanique ,
forges et fonderies ;
métallurgie, plasturgie, composites ;
etc.

Compétences de l’ingénieur Matériaux et Mécanique

choisir des matériaux métalliques ou non métalliques répondant à un besoin spécifique ;
choisir, valider et mettre en œuvre concrètement les procédés industriels adéquats ;
définir et mettre en œuvre les essais et les pilotes industriels nécessaires ;
utiliser et maîtriser les outils de CFAO, de gestion industrielle et d’amélioration continue ;
accompagner l’innovation, en interface entre le management et les équipes de terrain.

La pédagogie de la formation
Enseignements généraux

matériaux (métalliques, polymères...) ;
mécanique et résistance des matériaux ;
procédés de fabrication ;
outils et méthodes de conception ;
qualité et systèmes industriels ;
conduite de projets, management et gestion de l’entreprise.

Périodes d’alternance

1ère et 2ème année : rythme d’alternance de 15 jours / 15 jours
Stage à l’étranger de trois mois en milieu de 2ème année
3ème année : le premier semestre en formation à l’UTT à Troyes ou à l’étranger, le second semestre se déroule entièrement en entreprise

L’international

Les apprentis MM passent de 3 à 9 mois à l’étranger. Ils ont un stage obligatoire à l’international, en milieu professionnel, de 3 mois en deuxième année. Ils ont la possibilité de passer leur semestre d’études dans une université étrangère en 3ème année.

Les destinations des apprentis ingénieurs MM en 2015-2016 : Japon, USA, Canada, Australie, Taïwan, Norvège, Mexique, Slovaquie, Allemagne...
Pédagogie inductive et par projets

L’apprenti devra réaliser des projets au sein de son entreprise, qui seront évalués par l’entreprise et par l’UTT :

1ère année
projet 1 : découverte de l’entreprise et de son environnement
projet 2-1ère partie : projet industriel
2ème année
projet 2-2ème partie : projet industriel
projet 3 : projet international
projet 4 : recherche et expérimentation
3ème année
projet 5 : projet de fin d’études

Enseignements de 3e année à l’UTT : unités de valeur au choix

Les apprentis suivent leur 5ème semestre à l’UTT à Troyes. La plupart des UV des branches « Systèmes Mécaniques » et « Matériaux : technologie et économie », sont accessibles aux apprentis et stagiaires MM. Sont également accessibles de nombreuses UV de la branche « Systèmes Industriels », de Technologies et de Sciences de l’Homme, de langues étrangères.

Les apprentis ont également la possibilité de passer ce semestre d’études à l’étranger.
Le suivi individualisé

Chaque apprenti est suivi par un tuteur pédagogique, au sein de l’UTT, et un maître d’apprentissage au sein de l’entreprise.
Candidature

sur www.3ut-admissions.fr
admissibilité sous réserve de signature d’un contrat d’apprentissage
le jury d’admission oriente les candidats admissibles sur un site
rentrée : 5 septembre 2016 aux étudiants admis en branche MM ayant signé un contrat d’apprentissage

En 2015, 65% des apprentis ingénieurs ont trouvé leur contrat d’apprentissage grâce au soutien apporté par l’UTT. 45% des apprentis ingénieurs sont formés au sein de la grande région ACAL.
Témoignages

Jérémie BOCHARD, diplômé ingénieur MM de la 1ère promotion

"Ce qui me plaisait dans cette formation était à la fois la thématique, dans la continuité de mon DUT GMP, le fait que ce soit une formation généraliste et l’apprentissage : connaître le milieu professionnel au-delà d’un simple stage et être rémunéré.

L’organisation de l’alternance nous permet d’être très présents en entreprise, afin de suivre nos projets de près. Les 3 années sont passées très vite. J’ai vécu une formation géniale. La ville de Nogent a mis de nombreux moyens à notre disposition (gymnase, location de mini-bus...) pour nous permettre de nous sentir bien. Troyes, l’école-mère, n’étant pas loin, nous pouvions participer à certains événements.

Diplômé, j’ai travaillé quelques mois chez Freudenberg, là où j’ai réalisé mon apprentissage. Contacté par un cabinet de recrutement, j’ai été embauché sur un poste d’ingénieur industrialisation, chez Magna. Lors des entretiens, j’ai constaté que les entreprises sont très intéressées par le travail réalisé en entreprise pendant l’apprentissage."

Julien GARDIOL, apprenti-ingénieur MM de la 4ème promotion

« Durant mon DUT en alternance, j’ai acquis une appétence pour la science des matériaux et l’industrie mécanique. J’ai eu connaissance de la formation d’ingénieur en mécanique et matériaux de l’UTT. Elle n’est proposée qu’en apprentissage, et c’est ce mode d’enseignement que je recherchais avant tout. Mon autonomie financière et l’encadrement privilégié dont je bénéficie en entreprise sont des atouts apportés par le statut d’apprenti que je souhaitais conserver dans le cadre de ma formation. Je pense que ces éléments sont plus favorables à une solide acquisition des compétences et des savoir être de mon futur métier. A l’obtention de mon diplôme, je cumulerai sept années d’expérience professionnelle acquises en apprentissage. Ce mode d’enseignement me permet de créer un lien continu entre les connaissances universitaires qui m’ont été enseignées et les problématiques concrètes du contexte industriel. »

L’antenne de Nogent 52800 en Haute-Marne

L’antenne de Nogent de l’UTT c’est : 2 000m² de locaux, 2 formations de l’UTT délocalisées (LP M2-C et formation ingénieur par apprentissage MM), 1 laboratoire de recherche commun avec le CEA (NICCI). Une dizaine de permanents de l’UTT, en plus de la venue d’enseignants-chercheurs de Troyes pour les enseignements.

Frédéric SANCHETTE, Directeur de l’antenne de l’UTT de Nogent et Responsable de la formation MM

"L’installation de l’UTT au cœur du bassin industriel haut-marnais constitue un challenge ambitieux et passionnant pour tous les acteurs institutionnels et industriels locaux.Tous restent mobilisés afin d’accueillir les apprentis-ingénieurs dans les meilleures conditions avec des infrastructures exceptionnelles. Depuis 2014, 37 ingénieurs de la branche Matériaux et Mécanique ont été diplômés. Ils ont trouvé rapidement un emploi, dont 50% au sein de l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur apprentissage. Le modèle UTT associé à l’apprentissage est donc un succès !

La formation est maintenant adossée à un Laboratoire de Recherche Commun avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives. Les apprentis-ingénieurs bénéficient d’un environnement équivalent à celui des étudiants en formation initiale à Troyes… en ayant la chance d’acquérir une précieuse expérience professionnelle via l’apprentissage."
Le partenariat industriel

La formation est construite en lien étroit avec l’association Nogentech, qui regroupe les entreprises industrielles de Haute-Marne, premier pôle français de mise en œuvre des matériaux http://www.nogentech.org

Les apprentis peuvent cependant travailler dans des entreprises dans toute la France où l’UTT dispose de contacts du fait de ses 500 diplômés ingénieurs par an.

David BIGUET, directeur de Wright Médical à Nogent et président du cluster Nogentech

"La Haute-Marne accueille les industries des secteurs de pointe comme l’automobile, l’aéronautique, l’énergie et le médical, et des leaders de renommée internationale : Hachette & Driout, une des aciéries les plus modernes d’Europe, Ferry-Capitain, spécialiste mondial des pièces de très grandes dimensions, Forges de Courcelles et ses presses de 8000 tonnes, et dans le domaine médical : Marle, Aesculap, Greatbatch, Landanger, Wright...

Cette excellence a motivé le Conseil Général, le GIP52 et leurs partenaires institutionnels à créer le Pôle Technologique de Haute-Champagne à Nogent, en partenariat avec l’UTT, le CRITT-MDTS et Nogentech, cluster local d’une cinquantaine d’entreprises, labellisé par la DATAR

La formation d’ingénieurs UTT par apprentissage et la recherche UTT complètent un dispositif ambitieux de développement économique et de soutien à l’innovation technologique, confortant ainsi nos atouts de compétitivité sur le marché mondial. Environ 50 % des alternants de l’antenne de Nogent de l’UTT sont formés par nos entreprises.

La forte implication des collectivités locales du sud Champagne contribue à l’accueil des étudiants et à l’animation d’une riche vie associative et culturelle."

Des contacts industriels privilégiés permettent :

- d’effectuer en moyenne deux visites d’entreprises, de la TPE au grand groupe, par année de formation
- de bénéficier de conférences faites par des spécialistes à l’occasion de matinales technologiques, de ciné-débats, etc

Cette formation s’inscrit dans le partenariat entre l’UTT et le Conseil Départemental de Haute-Marne, et elle est soutenue par l’ANDRA dans le cadre de l’accompagnement du site de Bures. Elle est également dispensée en partenariat avec le CFA de l’enseignement supérieur de Champagne-Ardenne.

 

Une étudiante de l’UTT-Nogent nominée au prix académique

, par christophe

Sur 438 étudiants de l’UTT Troyes, Chloé Lerin, de l’antenne de Nogent (52800) en Haute-Marne, a été nominée avec six autres diplomés ingénieurs, pour le prix académique, lors de la cérémonie officielle de remise des diplômes de l’UTT qui s’est tenue à Troyes, samedi 21 novembre 2015. Portait.

Photo, de gauche à droite : Frédéric Sanchette, Directeur de l’antenne de l’UTT de Nogent et Responsable de la formation MM, Chloé Lerin et Daniel Voillequin 4ème adjoint de la Mairie de Nogent (52800), commission développement économique crédit photo : Christophe Juppin - 21 novembre 2015

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Sur le site de l’UTT
Les étudiants de Nogent (52800) en Haute-Marne ont reçu leur diplôme en mécanique matériaux par apprentissage à la cérémonie officielle de remise des diplômes d’ingénieurs, de master et de licence professionnelle de l’UTT qui s’est tenue à Troyes, samedi 21 novembre 2015.

Près de 1300 personnes y ont assisté, venues de toute la France. Cette année, 438 diplômes d’ingénieur ont été remis et 21 concernent les étudiants en Matériaux et Mécanique par apprentissage de l’antenne de Nogent, dirigée par Frédéric Sanchette.

Toute l’équipe nogentaise a salué leur travail. Plus particulièrement Chloé Lerin qui se trouve dans le "Top 6" des nouveaux ingénieurs parmi les 438 diplomés. Une performance remarquable. La sélection se fait à partir des résultats et du nombre de "A" dans les différentes matières.

Des avions aux Tracteurs

Chloé Lerin est originaire d’une petite ville des côtes d’armor, Merdrignac, franchement pas plus grande que Nogent (2-3000 habitants).

" Je suis entrée à l’UTT en prépa intégrée (tronc commun) en 2009 après le lycée militaire de Saint Cyr. Je voulais travailler dans la construction Aéronautique.
Après mon premier stage ouvrier chez Snecma dans la motorisation aéronautique je suis tombée amoureuse de la complexité et de la technologie dont recèlent les moteurs, en plus des challenges environnementaux et de performance qu’ils représentent."

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crédits : JHM

"L’apprentissage était la solution parfaite, professionnellement et économiquement (notamment pour mes parents, agriculteurs, qui ont trois filles dans l’enseignement supérieur (en mécanique)). Décidée à travailler dans l’aéronautique, le hasard ou la chance m’ont fait changer de direction."

"J’ai rencontré un recruteur de John Deere sur le salon UTT-Entreprise plusieurs mois avant, sans but de trouver un contrat d’apprentissage. A ce moment là j’ai simplement commencé à discuter avec lui en blaguant à propos d’un outil agricole que j’avais toujours voulu inventer pour mon père et que John Deere avait déjà. Ils m’ont rappelé un mois plus tard et je suis passée des moteurs d’avion aux moteurs diesel de tracteur."

Chloé Lerin a donc travaillé chez John Deere Power System à Orléans (au Bureau d’étude européen), et étudié à Nogent pendant 2 ans. A Orléans je faisais partie du service PV&V (Product Verification and Validation) en charge des essais de vibration et de bruit sur les moteurs 2,9L à 6,8L équipant tracteurs, groupes électrogènes, bateaux...

Chloé Lerin a beaucoup appris, et cela lui a permis d’appliquer directement ses connaissances apprises en cours à Nogent (Résitance des matériaux, CAO..).
En 2014, elle a fait son stage à l’étranger. John Deere étant une entreprise américaine, Chloé Lerin est partie pendant 3 mois dans l’Iowa au Product Engineering Center, qui est le bureau d’étude mondial. Là bas elle a travaillé au sein du groupe NVH (Noise Vibration and Harshness) sur un projet de cartographie vibratoire du moteur dans le but de représenter les modes de vibration du moteur de base comparés à ceux d’équipements périphériques (Turbochargeurs, Filtres à particules etc. ).

Enrichie par des contacts et cette expérience, Chloé Lerin a souhaité profiter de sa dernière année à l’UTT pour passer 6 mois à l’université du Michigan pour compléter sa formation avec des cours axés moteurs, et bien sûr parfaire son anglais. De là bas, elle ai pu négocier avec John Deere Orléans pour rester aux US pour son dernier semestre. Ellee suis donc retournée dans l’Iowa (pour un deuxième hiver glacial), où elle a pu continuer à travailler avec l’équipe NVH. Cette fois ci , elle a réalisé une étude de recherche des sources de bruit sur un moteur 9,0L, nouvelle génération ainsi qu’une étude d’évaluation de différentes méthodes de caractérisation du coefficient d’amortissement (donnée très importante pour la conception et le choix des matériaux d’un moteur).

Grace à son travail chez John Deere et son souhait de continuer ses études dans la motorisation Chloé Lerin a pu rencontrer d’anciens élèves de l’université du Wisconsin à Madison, dont l’un qui l’a très chaleureusement recommandé à l’un des professeurs là bas.

Aujourd’hui Chloé Lerin étudie pour un Master of Science en Mechanical Engineering (génie mécanique) à l’University of Wisconsin-Madison dans le nord des USA.

"En même temps je suis employée comme Assistant chercheur à l’Engine Research Center, l’un des laboratoires de recherche moteur les plus réputés du pays voire du monde. En plus des études, mon travail est de développer un moteur à injection directe pour petits moteurs. Mon projet est financé par le consortium des petits moteurs du Wisconsin (WSEC) qui comprend : Harley Davidson, Mercury Marine, Kohler et Cummins."

Plus tard, Chloé souhaiterait allier deux passions : la moto et l’attrait pour les nouvelles cultures.

"Mon rêve serait d’aller travailler au Japon pour Honda Racing Corporation."

Chloé tient à terminer en ayant une pensée pour l’équipe de Nogent.

"Tout cela n’aurait jamais été possible sans la formation Matériaux et Mécanique de Nogent, l’apprentissage m’a permis d’apprendre à gérer plusieurs projets en même temps, d’évoluer dans un milieu professionnel (très masculin qui plus est) et de gagner en confiance. La particularité des études en apprentissage est ce qui a attiré mes professeurs à UW-Madison. Les cours à Nogent sont très complets, nous sommes formés à la théorie avec des cours magistraux, que nous appliquons avec des TD mais ce qui fait le plus, ce sont surtout les TP dans les infrastructures de Nogent ou lycées partenaires. C’est un avantage de pouvoir développer un esprit scientifique est des compétences manuelles pour être capable de comprendre les enjeux et la réalité du terrain. "

"A Nogent (52800) en Haute-Marne, nous avions le privilège d’être très bien encadrés, le dialogue est facile avec l’équipe pédagogique qui est toujours là pour nous. L’antenne s’est maintenant bien développée et c’est le signe d’un travail acharné pour promouvoir la Haute-Marne, les technologies et l’UTT. Comme l’a dit Pierre Koch, le but de l’UTT est non seulement de former des ingénieurs, mais aussi des personnes ouvertes culturellement et sur le monde, je pense que c’est un succès.

"S’il cela est possible j’aimerais pouvoir remercier toute l’équipe de Nogent pour le travail qu’ils ont effectué et pour m’avoir soutenue dans mes projets professionnels et académiques aussi fous qu’ambitieux. Et merci à mes parents également qui ont su me responsabiliser et qui m’ont toujours encouragée à aller vers l’inconnu, ils m’ont pour sûr donné le goût de l’aventure. "

L’antenne de Nogent lui souhaite un excellent parcours professionnel.

De notre correspondante
Estelle Galland

Journal de la Haute-Marne du 26 novembre 2015

La cérémonie officielle de remise des diplômes d’ingénieurs, de master et de licence professionnelle de l’UTT qui s’est tenue à Troyes, samedi 21 novembre 2015.

Formation UTT Ingénieur "Matériaux et Mécanique"

 

La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).

, par christophe

Les différents laboratoires et équipe de recherche de l’UTT, Laboratoire de Recherche Correspondant avec le CEA, sur l’ Antenne de Nogent (52800) ont permis de maîtriser à Nogent (52800) en Haute-Marne deux réacteurs plasma et de développer un partenariat universitaire avec les entreprises industrielles.

L’activité de recherche de Nogent, encadrée par quatre enseignant-chercheurs et un ingénieur de recherche, accompagnés d’un ingénieur d’étude, avec ses 6 doctorants, et son stagiaire post-doctorant, concerne les surfaces hautes performances.

Le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), qui a signé un accord LRC (Laboratoire de Recherche Correspondant) avec l’antenne de Nogent, investit dans l’activité de l’UTT par la mise à disposition d’équipements et le cofinancement de thèses.

La croissance du Laboratoire commun avec le CEA est basée sur le développement des relations avec le tissu industriel local tant, sur les aspects liés à la formation que sur les relations partenariales associées à la recherche.
Le but est notamment de développer des matériaux innovants pour des applications mécaniques.

Afin de fédérer des actions dans les domaines des traitements de surface, un rapprochement est en cours avec le CRITT-MDTS (Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie – Matériaux, Dépôts et Traitements de Surface) qui est également présent sur le site du pôle technologique de Sud-Champagne.

La maîtrise des différentes technologies sous vide de dépôt chimique (CVD ; Chemical Vapour Deposition) sur une même plate-forme revêt un caractère unique et donc ambitieux. Dans ce contexte, l’antenne de Nogent a intégré des équipements d’élaboration basés sur des technologies hautes températures ou assistées plasma.

L’installation d’un réacteur industriel de CVD thermique s’achève avec la mise en conformité du bâtiment (pépinière), notamment concernant les aspects sécurité. Ces équipements d’élaboration sont complétés par des technologies de caractérisations fines des matériaux et des surfaces.

Les deux premières thèses effectuées au laboratoire, dont la première a été soutenue à Nogent (52800) en février 2016, ont permis de maîtriser deux réacteurs plasma et de développer un partenariat universitaire.

Sofiane Achache a soutenu sa thèse à Nogent le 15 février 2016.

L’objectif d’établir des collaborations bilatérales avec les entreprises régionales au-delà des contrats d’apprentissage reste essentiel.

Concrètement, un « plateau technique » régional est en cours de développement.
Il s’agit de structurer les activités de recherche en traitement de surface non seulement en région Champagne Ardenne mais aussi au niveau « grand-est ». Ce plateau technique ADHERE (traitements de surface avancés en Champagne-Ardenne), sera certainement mis en place prochainement.

Une équipe de l’URCA, d’une part, et du CRITT MDTS, d’autre part, y seront associées.

Pour développer les collaborations avec les entreprises locales, un projet de ANR-LABCOM est en cours de montage. Il s’agit par ce biais de soutenir le projet plus global de positionnement de l’antenne en CVD thermique et, à plus long terme, de développer une activité commerciale sur le site de Nogent en proposant aux usineurs de la région une prestation de traitement de surface.

L’ANR est l’Agence nationale de la recherche